Vue d'Ici:
    Ellen Lampert-Greaux d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.
    Février 2005
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     Le Régal de Saint-Barth
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Si on vous dit « local », alors vous pouvez penser immédiatement « Au Régal », un bar restaurant qui tient un peu du club de sports, situé dans le calme petit village des pêcheurs à Corossol, hors des circuits habituels. Tout d’abord, peu de touristes connaissent ce chemin-là, à moins qu’ils ne soient en quête de chapeaux et paniers en paille de latanier qu’y fabriquent encore les femmes. Mais pendant que les femmes tressent la paille, les hommes sont en souvent en train d’encourager leur équipe de foot préférée dans des petites pièces équipées de télévision, des fanions des équipes tapissant les murs et pendant du plafond. C’est aussi un endroit idéal pour entendre les derniers ragots, prendre le pouls de la politique locale, ou écouter des chants de Noël en créole dans les semaines qui précèdent la fête. Pendant des années, j’ai soigneusement évité l’endroit, qui me semblait être réservé aux seuls hommes, un peu comme le club de mon mari, où il rencontre ses vieux potes et où on regarde les femmes de travers. Mais il y peu de temps j’ai découvert que le propriétaire, Mickey, et sa femme Florence proposaient des langoustes grillées savoureuses et nous avons commencé à y emmener des amis pour déjeuner (vous pouvez aussi commander des plats locaux comme des accras, de la queue de cochon, du colombo de cabris et des tripes, mais moi je suis une fan de langouste !) Une nuit, nous nous sommes même aventurés avec des amis pour un dîner de langoustes, et nous nous sommes retrouvés à 7 convives. Les langoustes étaient délicieuses, mais c’est surtout la deuxième partie de la soirée qui a été fabuleuse. D’abord, les hommes se sont mis à faire quelques parties de baby-foot endiablées. Puis on éloigna les tables et on a commencé à danser. Des danses antillaises. Le style de danse où vous devez ne bouger que les hanches de façon totalement inhabituelle et si nous ne savez pas faire, vous êtes « out ». La serveuse s’y est mise aussi, attrapant les hanches d’un de nos amis pour les faire bouger comme il faut. Mon beau-frère était de la partie et nous a fait une démonstration de ses grands talents de danseur. Vers 11 heures du soir, nous étions en nage, heureux comme des rois, et passions une soirée inoubliable. Récemment, je me suis rendue à Greenwich, dans le Connecticut,où j’ai retrouvé ces mêmes amis, dans un cadre totalement différent : un dîner magnifique dans un musée pour célébrer une splendide collection d’art privée. Et on y parlait beaucoup de St-Barth. Parmi les invités se trouvaient des habitants de l’île, également des personnes qui y ont une résidence secondaire, et beaucoup de visiteurs fréquents. Nous avons parlé de nos restaurants préférés, de planche à voile et de randonnées, de développement et de protection de l’environnement. Mais le mot s’est répandu, et ils veulent tous connaître le Régal, où de simples langoustes grillées et de la musique antillaise sont les ingrédients de base du style de soirée qu’on ne trouve plus si facilement !
    A Bientôt,
    Ellen Lampert-Greaux
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