Les Nouvelles
- bimensuelles -
Par Cécile Lucot
    D’origine bordelaise, Cécile Lucot vit à St-Barth depuis dix ans. Après avoir été rédactrice en chef du St-Barth Magazine pendant six ans, elle a travaillé pour le quotidien d’informations locales Today. Elle écrit régulièrement pour différents magazines et présente une à deux fois par mois sur St. Barth Online une synthèse de l’actualité des quinze derniers jours.
  19 Novembre 2005 - #51

Dégustation de Beaujolais nouveau

Chaque année en France le troisième jeudi du mois de novembre est marqué par la sortie du Beaujolais primeur. À Beaujeu (département du Rhône), la capitale du vignoble, les premiers tonneaux ont été officiellement ouverts à 00h00 heure française. Au Japon, premier marché mondial devant l’Allemagne et les Etats-Unis, troisième plus gros importateur ou même à St-Barth, le vin a coulé à flots dans les verres des amateurs dès le mercredi soir 16 novembre, décalage horaire oblige. D’après les connaisseurs, le millésime 2005 se caractérise par ses arômes de mures et de cassis. « Structuré et mature », « profond en bouche et haut en couleurs », il est paré d’une couleur grenat un peu plus foncée que l’habituelle robe rubis. Moins léger et moins sucré que les années précédentes d’après les experts, le cru 2005 « est un vrai vin qui a un potentiel de vieillissement de plusieurs mois voire d’années » expliquait Frédéric Schaff secrétaire de l’association des sommeliers de Rhône-Alpes. Entre Macon et Lyon, 72 communes produisent le Beaujolais primeur, le Beaujolais village et le Beaujolais de crus. Brouilly, Chenas, Côte de Brouilly, Chiroubles, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin à Vent, Régnié, St-Amour, les dix crus du Beaujolais sont les fleurons de la production. Ils gagnent avec bonheur quelques années de bouteille. Les connaisseurs patientent jusqu’au printemps suivant les vendanges manuelles pour les déguster. Ils attendent que « les crus du beaujolais aient fait leur Pâques » comme disent les vignerons, c’est-à-dire qu’ils soient arrivés à maturité. À St-Barth, caves et restaurants ont proposé mercredi soir dégustations et soirées Beaujolais, un événement suivi par de nombreux amateurs.

Les routes en travaux

Depuis cet été, les habitants de l’île ont eu la surprise de voir apparaître des feux régulant la circulation alternée des files de voitures, première conséquence des travaux de rénovation du réseau routier. À St-Jean, le feu installé à l’intersection de l’Eden Rock et de l’étang de St-Jean Carénage depuis le mois de juillet a été déplacé au niveau de la route qui monte sur les hauteurs de St-Jean puis dernièrement devant le centre Vaval. Avant d’être refait, le revêtement de la route a été cassé afin de passer de nouvelles canalisations d’eau potable au diamètre plus large.Devant la Villa Créole, la route a été rehaussée et renivelée. Les habitués de l’île se rappellent sans doute qu’à cet endroit particulièrement en contrebas, l’eau avait tendance à s’accumuler à la moindre pluie, un problème pour les piétons et les voitures basses obligées d’attendre la décrue pour passer. Pour effectuer ces travaux, les services techniques municipaux ont dû couper depuis une dizaine de jours la route qui part en direction des Terrasses de St-Jean, astreignant les voitures à circuler par le parking du centre Vaval ou à faire le tour par St-Jean Carénage, Lurin et Saline. Après avoir coupé la route du rond-point de la Tourmente à l’intersection de l’anse des Cayes, la circulation ayant été déviée par Public, Corossol et Colombier, le Conseil Général a décidé de construire un mur de soutènement sur la route qui mène à la plage de l’Anse des Cayes. Résultat, un autre feu installé pendant plus de deux mois. Ces travaux terminés, ce même feu a été déplacé depuis une semaine sur la route de Flamand ou les services techniques du département ont décidé de refaire virages et chaussée. Autre route actuellement en rénovation, celle qui mène au belvédère au bout de Colombier en cours d’élargissement. Chaque riverain a accepté de donner un petit morceau de terrain pour que la chaussée mesure 5 mètres, la largeur de la plupart des routes de l’île. À Lorient, la circulation a été ralentie par des travaux sur la portion de route située entre le centre commercial de l’oasis et la boulangerie. But de l’opération, la création d’un trottoir et l’enfouissement des réseaux téléphone et électricité. Les sous-sols de Gustavia aussi ont subi des travaux, contraignant les entreprises à creuser les chaussées pour passer les canalisations du réseau d’assainissement des eaux usées. Malgré les désagréments occasionnés par tous ces travaux qui seront terminés à la fin du mois, les habitants ont fait preuve de patience. Tous ont bien compris que les objectifs sont de mieux vivre et de circuler avec plus de sécurité.

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