Les Nouvelles
- bimensuelles -
Par Cécile Lucot
    Cécile Lucot vit à St-Barth depuis neuf ans. D’origine bordelaise, cette journaliste professionnelle a été la rédactrice en chef du St-Barth Magazine pendant six ans. Elle est actuellement reporter pour le quotidien d’informations locales Today et collabore régulièrement avec divers magazines comme Mer Caraïbes et Tropical. Cécile présente 1 à 2 fois par mois sur St. Barth Online une synthèse de l’actualité des 15 derniers jours.
  5 février 2004 - #15
   Une bonne fréquentation malgré un dollar faible
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Le début de la saison touristique a tenu ses promesses. Le taux de fréquentation de l’île a été satisfaisant pour tous. Comme chaque année pour les fêtes de fin d’année, les hôtels affichaient complets et les villas étaient toutes louées. Quant au mois de janvier, les échos sont unanimes pour dire qu’il a été à la hauteur des espérances avec un taux de remplissage des hôtels et villas de l’ordre de 60%. Et février s’annonce un très bon mois, 80% des chambres du parc hôtelier sont d’ores et déjà réservées. Ces bonnes nouvelles ont cependant été atténuées par la baisse du cours du dollar. En effet depuis le début de l’année 2002, la monnaie américaine a perdu presque 30% de sa valeur face à un euro stable. Cette dégringolade a engendré deux fâcheuses conséquences pour Saint-Barth. La première est une perte de pouvoir d’achat de l’ordre de 30% de la clientèle américaine qui veut passer un séjour dans une île française. Cette importante baisse de la consommation des visiteurs américains s’est répercutée sur les commerces de l’île qui ont annoncé 10 à 20% de baisse de leurs chiffres d’affaires. Alors que les restaurateurs et autres commerçants affichent des prix en euros, une obligation de la législation française, beaucoup de loueurs de villas et d’hôteliers, dont la majeure partie de la clientèle est d’origine nord américaine, ont conservé leurs prix en dollar. Surpris comme tout le monde par la chute de la monnaie américaine, ils n’ont pour le moment pas réajusté leurs tarifs en dollar par rapport à l’euro. Une politique commerciale tout à leur honneur quand on sait que le personnel des établissements hôteliers et les frais d’entretien des villas sont réglés en euros. Depuis bientôt deux ans, les loueurs de villas doivent jongler entre des rentrées en dollars et des sorties en euros. Une différence de parité monétaire qui leur fait perdre de l’argent à eux aussi.

Les temps changent, ceux qui gagnaient de l’argent il y a encore quelques années, lorsque le dollar valait 10 francs, en gagnent un peu moins aujourd’hui. À l’inverse, les commerçants qui achètent leurs marchandises aux Etats Unis paient des factures bien moins élevées qu’il y a quelques mois et pourtant ils n’ont pas baissé leur prix de vente public, ce qui leur laisse une marge bénéficiaire plus importante qu’avant.

Certains propriétaires de villas sont en train de réfléchir à une solution qui leur permettrait de réajuster leur prix dollar par rapport à l’euro sans choquer leur clientèle américaine. Les responsables des agences immobilières de l’île se sont dernièrement réunis pour discuter du problème et essayer de trouver une solution satisfaisante pour toutes les parties.

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  Cécile Lucot
  
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