En gros, les résidents se divisent en trois catégories:
![]() Il serait plus facile que vous ne l'imaginez d'établir des sous-classifications en catégories plus petites et plus spécifiques pour enfin arriver à l'individu. Tout le monde est quelqu'un dans une petite communauté insulaire telle que celle-ci. ![]() La plupart des résidents partage le même amour de l'île, avec toutefois quelques exceptions. Quelques rapaces, à l'esprit particulièrement mercantile, s'infiltrent parfois avec l'idée de profiter de l'éxonération locale d' impôts pour faire de l'argent rapidement et repartir le dépenser ailleurs. ![]() Mais le plus souvent, même ceux-ci se laissent séduire s'ils restent assez longtemps : il fait toujours beau, les gens sont heureux de vivre, il y a d'excellents restaurants, l'ingérence de l'état reste encore insignifiante dans la vie privée comme dans les affaires, il arrive davantage de richesses dans l'île qu'il n'en resort et un océan sépare St-Barth de la folie qui a l'air de sévir partout ailleurs. ![]() Le caractère actif des résidents se retrouvent dans les nombreuses associations existants dans l'île :Le Rotary Club, le Lion's Club, Sub protect, l'AJOE, ...parmi d'autres. ![]() Les résidents du premier groupe se nomment eux-mêmes "les St-Barths", nom qui reflète leur hiérarchie face aux valeurs politiques et culturelles : St-Barth d'abord, la France ensuite, suivi de près par les états-Unis et , à quelque distance, par la Suède qui gouverna l'île durant la majeur partie du siècle dernier. ![]() La Guadeloupe, département français dont l'île dépend, ne porte pas une mention d'honneur. Pour les St-Barths, la perspective que St-Barth, un jour, puisse être rattachée à une Guadeloupe indépendante, est tout simplement inconcevable. ![]() La plupart des St-Barths espèrent aller à Paris - beaucoup s'y sont déjà rendus - mais ils sont parfaitement heureux que des milliers de litre d'eau salée les séparent de la métropole. ![]() L'éthique des St-Barths est proche de celle de la population rurale américaine des années 20. Ce sont des gens pudiques et modestes, enclins à garder leurs opinions pour eux-même . La parole est sacrée et une transaction peut être scellée par une poignée de mains, les deux partis restant vigilant pour protéger leurs intérêts. Ils prennent grand soin des leurs et de leur environnement : maisons pimpantes, fraîchement repeintes, jardins entretenus, enfants dociles et propres comme des sous neufs. Ce sont des gens responsables et tout à fait capables de gérer les problèmes de la vie, sans compter sur le gouvernement, l'église ou quiconque. Ils n'hésitent pas à profiter des opportunités, mais n'attendent pas d'être pris en charge par un quelconque service administratif. Il existe bien sûr une distinction de classe entre eux, mais elle est économique et non sociale et peut ainsi changer à tout moment. La vie de famille n'est pas un vain mot pour eux et l'histoire de leur famille est un héritage qu'ils préservent jalousement. ![]() Cette similitude avec les valeurs traditionnelles américaines est le fruit d'une expérience similaire. Tout comme les américains, les St-Barths sont des descendants de pionniers immigrés qui ont su se faire une place sur une terre hostile. Civiliser un nouveau monde, insulaire ou continental, éloigné d'une mère patrie peu interressée laisse peu d' alternative. Cultiver l' ingéniosité et la détermination fut le seul choix. Cette adaptation aux circonstances forgea les coutumes et mentalités d'aujourd'hui. ![]() La relation spéciale de St-Barth avec les Iles Vierges Américaines se trouvant environs à 200 km à l'ouest, influença également l'île. ![]() Après la seconde guerre mondiale, St-Barth se trouva dans une situation économique difficile et la France n'offrait pas d'aide. Les Iles Vierges, elles, se développaient rapidement et avaient un besoin grandissant de travailleurs compétents et besogneux. Quelques St-Barths allèrent y tenter leur chance. Leurs espoirs furent rapidement récompensés. Ils vinrent alors si nombreux, qu'ils créèrent leurs propres communes, la plus importante étant Frenchtown située à l'ouest du port de St-Thomas. Doués pour le commerce et pour la pêche, ils participèrent activement à l'économie des Iles Vierges. Beaucoup sont maintenant des citoyens américains mais ils n'oublient pas leur île natale; d'autre regagnèrent St -Barth et firent profiter àl'île de leur expérience américaine. Tous, pendant la période difficile, aidèrent financièrement leur famille restée dans l'île. ![]() Il n'est pas vraiment étonnant, donc, de retrouver des traits américains sur cette petite île française des Antilles. |
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