Les Nouvelles
- bimensuelles -
  Yves Bourel vit depuis plus de 10 ans à St-Barthélemy. Journaliste professionnel, il a été rédacteur en chef des deux journaux locaux. Il collabore actuellement à Radio St-Barth où il s'occupe de l'actualité politique et présente les nouvelles 2 fois par mois pour St. Barth Online!
  3 Avril 2002 - Numéro 16
space
  Le festival du Cinéma Caraïbe
space
   Cette semaine s'ouvre à Saint-Barth la septième édition du Festival du Cinéma Caraïbe, une manifestation que les cinéphiles, particulièrement les amateurs d'art et essai, attendent désormais, chaque année, avec impatience.
space
  Cinéma Caraïbe est né de la rencontre de trois américains, Ellen Lampert-Gréaux, Joshua Harrisson et Jerry Carlson, pendant les rencontres cinématographiques franco-américaines d'Avignon. Ellen en était la déléguée générale adjoint, Joshua et Jerry, qui sont producteurs de films, membres du jury. Installée à Saint-Barth depuis 1993, Ellen se laissa convaincre par ses deux amis de poursuivre l'aventure sur l'île et d'y promouvoir, géographie oblige, le cinéma de la région. Une idée pour le moins ambitieuse dans une île qui n'a pas de salle de cinéma-les projections se déroulent en plein air- et où le public se régale généralement des exploits d'Arnold Schwarzenneger ou de Sylvester Stallone.
space
  Avec le soutien de la mairie et du Centre Culturel, l'aventure débuta en 1996 prenant progressivement sa place dans le calendrier local en raison de son caractère unique, un peu à l'image du festival de Musique.   Cinéma Caraïbe est né de la rencontre de trois américains, Ellen Lampert-Gréaux, Joshua Harrisson et Jerry Carlson, pendant les rencontres cinématographiques franco-américaines d'Avignon. Ellen en était la déléguée générale adjoint, Joshua et Jerry, qui sont producteurs de films, membres du jury. Installée à Saint-Barth depuis 1993, Ellen se laissa convaincre par ses deux amis de poursuivre l'aventure sur l'île et d'y promouvoir, géographie oblige, le cinéma de la région. Une idée pour le moins ambitieuse dans une île qui n'a pas de salle de cinéma-les projections se déroulent en plein air- et où le public se régale généralement des exploits d'Arnold Schwarzenneger ou de Sylvester Stallone.
space
  « Il n'y a pas un seul festival comme celui-ci, avec des films uniquement de la Caraïbe », souligne Ellen Lampert-Greaux, la directrice de Cinéma Caraïbe. Les longs-métrages viennent de tout le bassin carribéen, du Mexique, du Brésil, de Colombie, du Guatemala, du Vénézuela, sans oublier les îles antillaises, Trinidad, la Guadeloupe et la Martinique par exemple et, bien sûr, Cuba, le plus grand producteur de film de la région, qui a toujours occupé une place à part depuis le début. Cette année n'échappe d'ailleurs pas à la règle puisque trois (Avant la Nuit, Cuba Mon Amour et les Vampires de la Havane) des six films projetés viennent de la grande île du nord ce qui permettra d'en découvrir trois facettes différentes.
space
  Côté thème, les organisateurs n'ont jamais voulu enfermer le festival dans un moule et propose un programme qui se veut équilibré. L'esclavage, bien entendu, qui a marqué l'histoire et la culture de la Caraïbe, est important mais, eu égard notamment aux particularismes de Saint-Barth où il s'y est relativement peu développé, il n'est considéré que comme un sujet parmi d'autres. La musique est également à l'affiche et les hommages à Jimmy Cliff ou Bob Marley ont fait salle comble les années précédentes. Tout comme Buena Vista Social Club. Cette fois-ci, c'est Calle 54, un documentaire sur la vie de treize des plus célèbres artistes latino-americains (Tito Puente, Gato Barbieri, Chico O'Farrill) qui a été choisi.
space
  Pour le public, la manifestation est aussi une chance de rencontrer les professionnels du cinéma. Que ce soit après les projections ou lors de la traditionnelle après-midi « table ronde », les cinéastes invités vont un peu plus loin dans leur réflexion sur leur métier et parlent des particularismes d'un cinéma à la marge des grands circuits de distribution. Ce qui n'empêche pas, parfois, certains de leurs films de connaître le succès commercial comme Et Ta Mère Aussi, Lion d'or à Venise, que son réalisateur mexicain Alfonso Cuaron viendra lui-même présenter à Saint-Barthélemy, le jeudi 6 avril. Une excellente soirée en perspective sous le ciel étoilé d'une île qui s'est ouverte sur l'extérieur depuis 20 ans et qui, grâce à ce festival, à l'occasion de se replonger, pendant une semaine, dans la culture d'un environnement à la fois très proche et si éloigné.
space

  A Bientôt,

  Yves Bourel


  Nouvelles Locales et Commentaires     Editoriaux-Archive     Guide du Visiteur  

© 1996-2002 Editions Bassin Laurent, B.P.65, 97095 St. Barthélemy, French West Indies