Vue d'Ici:   Ellen Lampert-Greaux, d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou supervisant l'équipe locale de Volleyball, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.
  Octobre 2002
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  St-Barth - New York
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    Chaque année, des milliers de new-yorkais jettent dans leur valise Hermès ou Louis Vuitton maillots de bain, chapeaux de paille, crème solaire et best-sellers avant de débarquer à St-Barth. Il y a même quelques jours entre Noël et Jour de l'an où l'on pourrait croire que Saint-Barth est New York, vue la liste des réservations de certains restaurants.
    Mais ce mois-ci, les jeux sont inversés, et un groupe des plus importants hôteliers et restaurateurs de St-Barth part envahir New York.
    Le maire, Bruno Magras, suivi par une délégation de son conseil municipal, est à la tête de cette expédition organisée par la dynamique Association des Hôteliers. Certains représentants de l'Ambassade de France viendront leur prêter main forte afin d'accueillir 250 agents de voyage au Café St-Barth (du nom bien trouvé d'un café adjacent à l'église St-Barthélemy sur Park Avenue). Au programme également, un déjeuner de presse pour 50 journalistes au restaurant plein de charme, le « Jean-George ». Tout en remerciant les agences de voyage et les journalistes de leur soutien, l'occasion est toute trouvée de faire un peu de promotion pour l'île.
    Mais le problème réside dans la question : quel est le Saint-Barth qu'on doit promouvoir ? Celui de la jet set qui arrive en jet privé pour une soirée sur un yacht, et s'arrête à la nouvelle boutique Bulgari pour acheter deux ou trois babioles avant d'aller rôtir sur la plage ? Ou celui des femmes nu-pieds marchant sur le bord des routes coiffées de leur panama à large bord qui les protège du soleil brûlant tandis qu'elles cueillent du bois-lolo pour leurs chèvres ? Ensuite, se pose la question de ce qu'on doit y boire. Un petit verre de rhum vanille, une invention de France qui est récemment devenue très populaire à St-Barth ? Ou un authentique ti-punch, de tout temps la boisson des gens de St-Barth, mélange de rhum, de sirop de canne et de citron vert ? Et pour la musique ? Est-ce que le style de Yannick Noah, ex-star du tennis, convient bien à l'île (il s'y produit au moins une fois par an) ? Ou vaut-il mieux celui d'Henri et Léon, les jumeaux st-barths qui jouent la musique traditionnelle avec accordéon et corne de lambi ? Et enfin, quelles manifestations culturelles ? Carnaval ou festival de musique classique ? Que le St-Barth véridique se lève s'il-vous-plaît !
    Heureusement pour nous qui vivons ici, St-Barth est un doux mélange de tous ces différents éléments. C'est à la fois le côté glamour des yachts qui se balancent dans le port de Gustavia et aussi le petit bateau de pêche en bois qui rentre au quai de Corrosol avec la pêche du jour. Ce sont les courses de Noël dans les boutiques branchées du Carré D'Or et aussi les gosses de St-Barth qui chantent Noël sur la plage. Car tout ce qui se passe sur cette minuscule île française qui a tant à offrir est bien réel et mérite d'être vanté.
  A Bientôt,
  Ellen Lampert-Greaux

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