Vue d'Ici:
    Ellen Lampert-Greaux d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.
    Novembre 2005
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     Du matériel imprimé à la pelle
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Chaque année quand la saison commence a lieu l’invraisemblable débarquement des magazines touristiques. A y assister, on pourrait penser que les gens qui viennent en vacances sur l’île ont un temps infini devant eux pour lire, ou alors qu’ils cherchent désespérément une nouvelle montre ! Quoi qu’il en soit, au moins une demi-douzaine de luxueux magazines sont apparus cette année, incluant, dans le désordre, Harbour, Discover, Tropical, VIP, Pure, et Island Hopper. La photographie est la raison d’être de certains d’entre eux, et concerne particulièrement Pure, édité par un photographe français, et qui présente d’extraordinaires photos de mannequins, de chiens avec des lunettes de soleil, et au moins d’un chef célèbre. Pure est également le symbole parfait du changement d’image entre ce qui n’était qu’une discrète étape dans les Antilles et une destination jet-set extrêmement sophistiquée ou les nuances en noir et blanc du design minimaliste jettent à la mer l’esthétique banale et colorée des Caraïbes. Cependant, l’histoire de l’île est toujours un sujet de choix que les magazines reconditionnent années après années, et l’un des sujets favoris de l’île, Jeanne Audy Rowland, la gardienne de l’héritage Noureiev à Toiny, est présente dans aux moins deux magazines cette année. Et je tiens à platement m’excuser auprès de tous ceux qui ne supportent pas mon style, car ils vont en être pas mal abreuvés cette année. Non seulement j’ai écrit pratiquement toute l’édition actuelle de Harbour, mais j’ai également traduit la plupart des portraits de VIP. Coquilles et typographie incluses. Mais je me rassure en me disant que si le New York Times comporte tous les jours une rubrique « erratum », quelques boulettes et loufoqueries sont inévitables. En plus, je traduis les articles du St Barths Weekly, le petit frère anglophone du Journal de Saint-Barth, où mon mari est reporter-photographe. J’écris également la rubrique People Watch du Weekly (vous pouvez désormais télécharger la version intégrale du Weekly directement sur ce site, je vous invite à y jeter un coup d’œil). Vous avez toutefois la possibilité de ne pas me lire en vous cantonnant à Tropical, Discover et Pure, où mes talents journalistiques n’ont pas encore été sollicités (tout de même, j’ai jadis fait des traductions pour Tropical). A l’évidence, le petit monde des journalistes et graphistes est plutôt restreint sur une île de cette taille, et c’est ainsi que le même graphiste a composé à la fois Harbour et VIP, pendant que sa sœur écrivait les articles de VIP. Une même personne qui traduit mes articles pour St Barth Online a également traduit les articles pour Harbour, ce qu’elle fait principalement depuis Paris grâce à Internet, puisqu’elle ne vit plus sur l’île toute l’année. Elle écrivait également des articles de Tropical que je traduisais il y a quelques années. C’est vraiment une petite île et on ne peut que se poser des questions sur la quantité qui semble interminable des pages de publicité qui maintiennent tous ces magazines à flot. Très clairement, Saint-Barth a le chic pour attirer écrivains et photographes, puisqu’ils en ont fait l’un des cailloux les plus décrits et photographiés au monde.
    A Bientôt,
    Ellen Lampert-Greaux
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