Vue d'Ici:
    Ellen Lampert-Greaux d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.
    Mars 2006
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    Quel week-end !
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Randi s’est mariée à Saint-Barth le week-end dernier. Je ne la connais pas, mais jeudi dernier, j’ai voyagé de Saint-Martin à Saint-Barth par le Voyager en compagnie de certains de ses invités, parmi lesquels quelques jeunes filles d’honneur, semble-t-il. Elles parlaient toutes d’un mariage où elles se rendaient et comme l’une d’entre elles portait une casquette de baseball noire brodée en orange des mots « Randi’s entourage » (un souvenir de l’enterrement de vie de jeune fille d’après ce que j’ai compris), j’ai recollé les morceaux et en ai conclu que Randi était la mariée. Pour beaucoup des convives, c’était leur première visite sur l’île. Mais pourquoi étions-nous tous sur le Voyager, pourriez-vous dire… Je vais vous le dire: Quand nous avons atterri à Saint-Martin en provenance de New York par le vol American Airlines 667, les vents soufflaient d’une direction inhabituelle à environ 20 nœuds. Assez fort pour que Winair et Air Caraïbes annulent tous leurs vols de l’après-midi. Que ce soit pour des raisons de sécurité ou un simple excuse de doper l’économie de Saint-Martin en nous gardant en otage pour la nuit (je plaisante !). En réalité, le Voyager, l’un des ferries qui fait les navettes tous les jours d’une île à l’autre, avait bien voulu assurer une rotation de plus, rien que pour nous. Nous l’avons baptisé Voyager 667, à cause du nombre impressionnant de passagers de ce vol présents à bord, qui tous avaient été transportés à la Marina du Captain Oliver d’Oyster Pond par des chauffeurs de taxi qui faisaient payer n’importe quelle somme entre 10 et 25 euros par tête. Mais il n’y avait pas d’autre solution. En fait, St Barth Commuter volait ce jour-là, mais je n’avais pas mon portable sur moi et je n’ai pas réussi à ce moment-là à m’organiser pour essayer d’affréter un vol charter. J’ai donc rejoint Oyster Pond en taxi avec un couple adorable du Connecticut qui se rendait à Saint-Barth pour fêter les 40 ans d’un ami, autre événement majeur de ce week-end. Ils regrettaient de manquer l’atterrissage spectaculaire à l’aéroport de Saint-Jean, et regrettaient encore plus de se retrouver sur un ferry qui avançait péniblement sur la mer démontée (heureusement, Oyster Pond est plus proche que Marigot et la traversée fut brève). Nous avons embarqué après quelques boissons fraîches au Captain Oliver’s ; par chance j’avais dans mon portefeuille un ticket de retour de ma dernière aventure sur le Voyager (avec une équipe de football, mais c’est une autre histoire). J’ai su que le mariage de Randi avait été formidable, avec le rabbi, le cantor, et le chuppah tous rassemblé sur la plage du Guanahani, avec l’actrice et chanteuse Queen Letifah parmi les invités (et il paraît qu’elle a chanté à la plus grande joie de tous). Tous mes vœux de long et heureux mariage pour Randi, et félicitations à ses invités dont la bonne humeur n’a pas été altérée par ce voyage impromptu sur un ferryboat. On ne sait vraiment jamais ce qui peut se passer par ici !
    A Bientôt,
    Ellen Lampert-Greaux
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