Vue d'Ici:
    Ellen Lampert-Greaux d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.
    Juillet 2005
space
     Un touriste à Saint-Barth
space
De temps en temps, ce n’est pas désagréable de jouer au touriste à Saint-Barth. Ou au moins de voir l’île à travers les yeux de quelqu’un qui vient fouler son sol pour la première fois (et Dieu sait si cette île est visitée). C’est exactement ce que nous avons fait le premier samedi de juillet lorsqu’un collègue de St-Kitts est venu passer la nuit à Château Gréaux (le surnom bien pompeux de notre maison). En fait, nous prenions tous de gros risques. Nous n’avions jamais rencontré cet homme (et lui non plus ne nous connaissait pas) sauf par téléphone et par e-mail une dizaine d’années auparavant quand nous commencions le Festival du Film de Saint-Barth et que ce type, Stuart Black, avait réservé le film « The Harder They Come » au Canada. Pour résumer l’histoire, le voilà qui se pointe dix ans plus tard à St-Kitts. De fait, il a passé une grande partie de son enfance à la Jamaïque, ce qui fait qu’il se sent un peu comme chez lui aux Antilles, et il s’est installé depuis février dernier à St-Kitts en tant que consultant d’affaires internationales. Il semblerait que le gouvernement de St-Kitts veuille remplacer la canne à sucre, qui est la ressource principale de l’île, par quelque chose de moins difficile à faire, ou de plus facile à vendre, mais la saga de la canne à sucre dans les Antilles est encore une autre histoire. Revenons à Stuart, qui souhaitait visiter les îles, et que nous avions donc invité à venir passer un jour ou deux à Saint-Barth. Il a donc pris l’avion de St-Kitts à St-Martin, puis le ferry express pour Gustavia, où nous l’avons retrouvé dans le bureau du capitaine du port. Comme à cette époque de l’année, il n’y a pas énormément de trafic maritime, nous avions pensé qu’on pourrait facilement le retrouver là. Rapidement nous avons fait un tour de la ville, mis le cap sur Corossol pour une première bière du matin au Régal, puis sommes tombés sur Luc Poupon qui aidait l’équipage du Joshua (un des bateaux traditionnels en bois de l’île) à le doter de nouvelles voiles. Nous sommes ensuite allés au Sélect pour le verre de rigueur, où je devais d’ailleurs par hasard rencontrer le même Luc Poupon pour l’interviewer à propos du championnat de voile traditionnel de cette année où il était skipper de Dedet’s Girl, le bateau vainqueur. Pendant l’interview, Stuart s’est baladé jusqu’à Loulou’s Marine, où il s’est acheté deux maillots de bain au prix imbattable de cinq euros (les deux !). Nous sommes ensuite allés déjeuner les pieds dans le sable au Cocoloba, le restaurant de plage à côté de la Gloriette, suivi d’une mini-excursion jusqu’au point de vue tout en haut de Colombier. Puis nous avons plongé vers Flamands, mais le détour par Corossol étant toujours en vigueur, nous y avons refait la même tournée des grands ducs. Après une rapide baignade et le prélèvement d’un peu de sable pour la collection de Stuart, nous sommes enfin rentrés à Château Gréaux pour une petit sieste avant d’aller dîner au Repaire avec des amis. La soirée s’est poursuivie au Ti Zouk Café pour une compétition de zouk (danse). Mon mari Rosemond et moi nous sommes défoncés pour gagner les deux billets aller-retour pour Saint-Martin mais après n’avoir pas changé de partenaire, n’avoir pas quitté la piste de danse, et être presque mort de transpiration, nous n’avons tout de même pas gagné. Mais on s’est vraiment bien amusé, et je peux vous dire que Stuart a eu une vision de St-Barth que peu de touristes ont. Et bien sûr, il a promis de revenir
    A Bientôt,
    Ellen Lampert-Greaux
  Nouvelles Locales et Commentaires   |    Archives    |   Guide du Visiteur