Vue d'Ici:
    Ellen Lampert-Greaux d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.
    Decembre 2005
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     Que la saison commence !
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Je suis là ! Les yachts sont là ! Que la saison commence ! Voici la période de l’année où St-Barth grimpe au niveau de la réputation qu’elle s’est taillée dans la presse internationale. Cette île qui a été inventée de toutes pièces par des journalistes qui ne connaissent que les feux d’artifice du réveillon du nouvel an et les paillettes de Gustavia entre Noël et le 2 janvier, quand les embouteillages sont monstrueux et que les sacs de shopping sont plus nombreux que les piétons. Je ne me lasse pas de tous ces articles à propos de gens qui dansent sur les tables au Ti’St-Barth. Et de ceux qui racontent les yachts à moteur bien rangés à quai alors que de splendides voiliers déploient leurs voiles aux vents de Noël. Des articles sur les « beautiful people » qui vont de soirée en soirée, avec quelques haltes chez Hermès, Dior ou Donna del Sol au retour de la plage. Je me demande souvent ce que pensent les gens qui viennent en octobre et n’ont aucune difficulté à trouver une table chez Maya. Il y quelques mois, j’ai rencontré un couple lors de leur première visite sur l’île. Ils avaient un peu perdus, et ils ont fini par me demander pourquoi la ville était si tranquille.Quand je leur ai répondu que la saison n’avait pas encore commencé, ils ont eu l’air un peu déçu. Revenez fin décembre, leur ai-je conseillé, les foules seront revenues, et ça commencera à bien bouger. Mais comme je dis souvent, Saint-Barth a deux visages : le paisible, celui que beaucoup d’entre nous aiment (celui des coqs et des cabris), et la version publique décrite par ces journalistes qui y viennent durant la folie de la haute saison. Ils ne disent d’ailleurs pas que cette sorte d’hystérie se prolonge le reste de l’année, mais ils en parlent avec tellement d’emphase que c’est facile à imaginer. Enfin pour le moment, l’île a l’air prête à affronter la tornade. Les décorations de Noël sont installées (J’aime assez l’énorme boule de neige gonflable. Qui a dit qu’il ne neigeait jamais à Saint-Barth ?) Et grande nouvelle, les travaux de voirie semblent être terminés, notamment à St-Jean, où l’Eden Rock est vraiment charmant dans ses nouvelles teintes crème. La nouvelle version du Sereno a également ouvert sur la plage de Grand Cul-de-Sac et d’après ce qu’on dit, c’est plutôt réussi. Le Guanahani a ouvert un nouveau spa (où, je vais aller me réfugier dès que possible !) et des tas de nouvelles boutiques présentent des tonnes de nouveautés qui vous aguichent dans les vitrines. Juste ce qu’il faut pour accrocher les vacanciers qui lèchent les vitrines. Jusqu’à présent je n’ai craqué que pour un superbe panama au ruban noir stylé à la boutique du Christopher Hotel et un jeu de dominos tout en bois très élégant à la vitrine du Piment Vert à Gustavia, où on trouve aussi de belles boites en cuir. Mais si vous voulez mon avis, ce qui manque sur cette île, c’est un bon hot dog casher !
    A Bientôt,
    Ellen Lampert-Greaux
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