Vue d'Ici:
    Ellen Lampert-Greaux d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.
    Decembre 2004
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     Petite mise au point
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Tout d’abord, je voudrais prier M. Thierry Petitjean, l’homme qui fabrique les délicieuses glaces de la Petite Deauville, d’accepter mes excuses les plus sincères. Le mois dernier, alors que je me lamentais sur le déclin rapide (et qui continue d’ailleurs) du dollar par rapport à l’euro, mon ami Franck et moi-même avions calculé que cette glace était montée à 60 dollars le gallon. Ce que j’avais oublié de dire, c’est que cela ne nous empêchait certainement pas de l’acheter. Et qu’elle est vraiment délicieuse ! Essayez donc la vanille (celle que je préfère), c’est aussi bon que de la manne dans le désert! D’accord, j’exagère un peu, mais je ne voulais certainement pas insinuer quelque chose de négatif sur ces glaces. C’était juste une illustration comme une autre de l’envolée des prix sur l’île, au cas où vous devriez changer un dollar affaibli contre un euro triomphant. Et comme le souligne M. Petitjean, ce délice glacé est entièrement fabriqué sur l’île avec des ingrédients naturels. Un de ces jours, j’irai d’ailleurs voir comment on la fabrique. En ce moment même, je fais un sort à un quart de glace à la vanille. Je le mérite bien, après un week-end frénétique plein d’activités dans tous les sens. Tout a commencé jeudi soir avec l’inauguration du Bacardi Café, la nouvelle interprétation du restaurant de la Villa Créole à St-Jean (où le DJ Romy a fait danser la foule jusqu’à minuit). Tous ceux qui connaissent Régis et Véronique seront heureux de savoir qu’ils reviennent tenir l’endroit eux-mêmes. Ce week-end, il y a eu aussi deux mariages. On doit féliciter celui de samedi pour sa décoration florale. De magnifiques guirlandes d’œillets et d’orchidées étaient accrochées aux lampes tempêtes sur les flancs de l’église anglicane, avec d’encore plus imposantes couronnes sur les grandes portes ainsi que de gros bouquets de tulipes. J’ai pu les admirer samedi soir qui décoraient si joliment l’église où j’assistais à un concert enthousiasmant de la chorale locale. Le directeur de la chorale est Charles Darden, un musicien et chef d’orchestre américain installé sur l’île, qui vient juste cette année d’être nommé directeur musical à plein temps pour l’Eglise anglicane, laissant de côté ses animations musicales nocturnes dans les restaurants. Vous auriez dû entendre les solistes, tout spécialement le ténor Laurent Clequin (qui est dans la vie de tous les jours chef-pâtissier, mais bigre, quelle voix magnifique!). Après le concert, nous avons eu juste le temps d’aller écouter les musiciens au Bête-à-z’Ailes et de danser au Ti Zouk K’fé qui fêtait son premier anniversaire (avec un lancement de t-shirts sur la foule). Dimanche, c’était le deuxième festival des arts, avec toute une panoplie d’évènements culturels organisés par les associations de l’île sur le parvis de l’hôtel de ville et du Musée du Wall House. Des représentations de danse et de musique alternaient avec des sketches en patois, et des orchestres jouèrent toute la nuit. La saison se met à peine en place, et je suis déjà épuisée !
    A Bientôt,
    Ellen Lampert-Greaux
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