Vue d'Ici:   Ellen Lampert-Greaux, d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou supervisant l'équipe locale de Volleyball, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.
  Avril 2002
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  Bulletin météo
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  Bulletin spécial en provenance de Saint-Barth : fortes précipitations et vents violents dûs à la convergence d'on ne sait quoi venu d'on ne sait où. Avec la participation de gros nuages noirs, de criardes éclaircies passagères et d'un week-end complètement chamboulé.
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  Tout a commencé un samedi soir (6 avril) aux environs de 22 heures. Nous étions tous encore sur le terrain de tennis de l'AJOE à Lorient en train de ranger les enceintes et les chaises du festival du film après la projection de "Vampires à la Havane", une aimable parodie d'un film de gangster. Frank Gonzalez, acteur fétiche du théâtre, du cinéma et de la télévision cubain, était venu présenter son film (d'une île pas si éloignée, mais difficile à atteindre. Par exemple, Frank a pris un vol de la Havane pour la Jamaïque, puis pour St-Martin et enfin pour St-Barth). Après le film, Frank a amusé la galerie en faisant une démonstration de ses talents à parler comme les différents personnages. A peine s'était-il tu que les cieux s'ouvrirent et que la pluie se mit à dégringoler sans jamais sembler devoir s'arrêter (presque 18 centimètres de pluie en deux jours). Cela perturba quelque peu la fin du Festival du Film, car la projection du dimanche fut noyée et reprogrammée pour lundi soir. Malheureusement, quelques gouttes aux alentours de 20 heures lundi découragèrent le plus grand nombre et seuls quelques valeureux s'y risquèrent. Enfin le ciel se dégagea et les rares présents purent profiter d'un bon film.
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  Ces mêmes jours avait lieu la St Barth Bucket, une régate informelle pour des voiliers de plus de 100 pieds. Samedi était son premier jour, avec une mer calme, des vents modérés de 10-15 noeuds, des eaux turquoises, et des petits moutons dans le ciel. Un splendide yacht de 112 pieds, Unfurled, pour sa première participation dans cette course, prit la tête à la première bouée et ne quitta pas cette place jusqu'à l'arrivée. Malheureusement, les cieux cléments et le soleil de dimanche après-midi n'apportèrent presque pas de vent avec eux, après une matinée très pluvieuse. Aussi la course eut lieu dans une version raccourcie avec seulement six des huit participants pour franchir la ligne d'arrivée (l'un d'entre eux cassa son gouvernail avant la ligne de départ et ne put partir).
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   C'est ainsi que pour le film, qui avait besoin d'un ciel dégagé, il a plu, et que pour la régate, qui avait besoin de vent, il n'y en eut pas un brin. Mais lundi les vents se mirent à souffler de plus en plus fort jusqu'à atteindre le mardi une force de quasi-tempête. Cela entraîna une belle panique à l'aéroport qui fut fermé, puis réouvert, puis refermé, piégeant ainsi du monde pour un ou deux jours de plus à St-Barth (ce qui n'est pas trop terrible); l'aéroport fut envahi de gens qui essayaient de rentrer chez eux. Heureusement, la pluie sembla se calmer. Sinon, j'étais prête à me rendre sur les quais pour voir si l'un de ces "buckets" - ou "tonneaux" en anglais - qui étaient venus pour une régate voudrait bien se transformer en arche de Noé.

  A Bientôt,

  Ellen Lampert-Greaux


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