Vue d'Ici:

    Ellen Lampert-Greaux d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.

    Juin 2007
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    36 heures à Saint Barth

De temps à autres, à la section voyage du "Sunday New-York Times" on trouve un article intitulé 36 Heures à … une destination ou une autre. Venise,Barcelone, Philadelphie… J’ai souvent pensé à en écrire un sur Saint Barth, sur les choses qu’un touriste qui vient pour la première fois pourrait faire lors une visite de 36 heures. D'abord l'atterrissage spectaculaire sur la petite piste qui donne directement sur la plage. Puis une petite baignade à Saline en fin d'après-midi, l’apéritif au Carl Gustaf, le dîner chez Maya’s. Le matin suivant, Shopping à Gustavia, avant un déjeuner et un défilé de mode à La Plage ou au Nikki Beach. Ce serait ce genre de programme. Mais les locaux, que font-ils en 36 heures dans leur petit coin de paradis ? Voici un résumé de mes 36 premières heures sur l'île après un mois d’absence. Toujours ce magnifique atterrissage par un jeudi après-midi très chaud, et du monde sur la plage à seulement quelques mètres du point de stationnement de l’avion. Puis le trajet de trois minutes jusqu’à chez moi, où je tombe sur de nouveaux murs de pierres construits derrière la maison, pour empêcher la terre et les cailloux de tomber sur la terrasse en cas de tempête ou d’ouragan. Des murs, ai-je dit des murs ? Plutôt une forteresse en pierres jaunes imposante, qui pourrait aussi tenir les chèvres locales éloignées de mes hibiscus… s'il s’avère qu’ils repoussent un jour. Les maçons les ont rasés au sol pour installer une bétonnière, juste là où ils fleurissaient en une profusion de rouge vif… Pour la première nuit, dîner à La Plage avec mon amie Judy et son fils Tom, dont c’est la « dernière » nuit avant un petit voyage de cinq jours à San Francisco. Quand vous vivez ici, c'est toujours la première ou la dernière nuit de quelqu’un. Pas de musique à La Plage, car PapGuyo et ses amis sont dans les Hamptons ce week-end. Le vendredi matin, je m’installe à l'ordinateur comme d'habitude, pour travailler sur quelques articles, jouer en ligne au Scrabble, vérifier mes e-mail, faire une conférence téléphonique avec les Etats Unis. Pour la pause déjeuner, je prends un poulet rôti à La Rôtisserie. Puis après une petite sieste l'après-midi, et des ailes de poulet chez Le Bouchon pour le dîner, Judy, ma belle-sœur Juliette et moi prenons le chemin du stade pour la finale du championnat de foot de Saint Barth. Mon beau-frère Bruno joue (malheureusement pour l'équipe perdante) devant quelques centaines de spectateurs. Dans les tribunes, une musique aux origines non déterminées nous casse les oreilles, mais elle finit par baisser en une sorte de ronronnement. Le maire fait une apparition pour remettre les trophées et médailles aux gagnants et aux participants, et il est déjà l’heure de rentrer. Le samedi est chaud et ensoleillé. Le St. Barth Yacht Club organise une régate de Lasers dans la baie de St. Jean, et alors que mes 36 premières heures de retour sur l'île touchent à leur fin, j'attends pour interviewer le skipper Fritz Bus de Saint Martin, pour le prochain numéro du Magazine Harbour. Je le rencontrerai à La Plage, où les marins de la régate déjeuneront rapidement. Et j’y verrai certainement aussi des touristes venus assister à la régate en dégustant des langoustes et du vin blanc frais, profitant un maximum de leurs propres 36 heures à Saint Barth.

    A Bientôt,
    Ellen Lampert-Greaux
Chronique traduite de l'anglais par Dominique Clavier
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