Vue d'Ici:

    Ellen Lampert-Greaux d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.

    Avril 2007
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    TOUT LE MONDE À BORD !

J'ai beaucoup de mal à l’admettre, mais naviguer n'a jamais été un de mes passe-temps favoris. J'aime regarder les voiliers sur l'eau et marcher le long des quais, admirer l’art avec lequel ils sont conçus, particulièrement les merveilleux classiques comme le Ticonderoga, qui passe presque tout l’hiver à Saint Barth, ou ces géants des mers qui viennent participer chaque année à la fameuse régate, la Saint Barth Bucket!

Cette année, la flotte de plus de 100 merveilles a presque été éclipsée par l'arrivée du Maltese Falcon – le Faucon Maltais-, cet incroyable voilier de haute technologie de 286 pieds appartenant à Tom Perkins, le capital-risqueur californien à la barre du plus grand yacht à voile privé jamais construit. J'ai eu la chance de visiter ce « monstre » pendant le briefing des skippers de la Bucket. Mais j’ai bien failli ne pas réussir à mettre le pied à bord…

Le bateau était ancré au dock commercial à Public pour en faciliter l’accès (enfin, si on veut…). Tous les marins arrivaient et embarquaient d’une enjambée, par une passerelle étroite qui n'arrivait même pas jusqu’au quai. Il en manquait pratiquement 30 cm, et elle tanguait à cause de la houle bien au dessus de la dernière marche du petit escalier installé sur le quai - qui ressemblait plus à une boîte posée par terre qu’à des marches-. J'ai observé la passerelle mouvante, et ai fermement décidé que je n’avais aucune intention de finir au fond du port. Monter à bord se révélait vraiment une mission difficile pour une terrienne endurcie ! Finalement un membre de l'équipage a eu pitié de moi et a maintenu la passerelle à hauteur de la marche supérieure. J'ai retenu mon souffle et voila! J'étais à bord du Maltese Falcon, où j'ai aussi eu l'occasion de bavarder pendant quelques minutes avec Tom Perkins. Je l’ai trouvé tout à fait délicieux, bien que j'attende toujours ma copie dédicacée de son livre, " Sex and the Single Zillionaire."

Monter et descendre des autres bateaux de la Bucket se révéla également de l’ordre du défi pendant lors de la soirée suivante, car il pleuvait légèrement et les ponts et passerelles étaient humides, glissants. Un des bateaux avait la passerelle la plus étroite que j’ai jamais vue, avec un filin ridicule sur le côté pour s’accrocher alors que le bateau tanguait vigoureusement. Je crois que je devrais penser à inventer une extension de passerelle qui puisse se fixer et atteindre le quai en toutes circonstances, pour aider les gens comme moi à monter à bord! Mais à part ces quelques brèves visites, j’ai passé le reste de la régate sur la terre ferme. Heureusement pour ceux qui ont navigué, le vent a beaucoup soufflé par rapport à l’année dernière, où la régate avait dû être annulée en raison d’une brise insuffisante...

Et maintenant que la Bucket et son cortège d’aventures est terminée, il faut bien dire que ce genre d’événement, c’est tout Saint Barth ! L’île peut accueillir des bateaux parmi les plus beaux du monde, attire des centaines de personnes qui prennent l’avion pour voir les régates, les fêtes et le fun-pendant qu’en coulisses, le Port de Gustavia, le Yacht Club local, et un comité très actif prouvent que Saint Barth a tout ce qu’il faut pour jouer dans la cour des grands !

    A Bientôt,
    Ellen Lampert-Greaux
Chronique traduite de l'anglais par Dominique Clavier
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