Vue d'Ici:

    Ellen Lampert-Greaux d'origine Américaine, vit à Petite Saline. Tout en organisant le festival du film Caraïbe, ou écrivant des articles pour différents magazines connus, Ellen observe autour d'elle et nous raconte sa vision d'ici.

    Mars 2007
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    Quelle vie de chien !
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Mon cher ami Peter O’Keefe – Qui, en plus d’être le fondateur de cet illustre site Internet, est une des personnes les plus drôles que je connaisse- a vécu dans un refuge à chiens ces derniers temps. Au sens propre du terme. Il a d’abord eu Tommy, un chien mâle, très beau Labrador Retriever jaune. Peter l’a emmené par bateau des Etats Unis à Saint Barth encore chiot, et Tommy jouit depuis d’une très agréable vie sous les tropiques. C’était un chien solitaire jusqu’à ce que les O’Keefe déménagent de Petite Saline à Saint Jean, où des congénères apparurent… Tommy découvrit les charmes de la femelle Braque Allemand à poil courts des voisins, et très vite un des chiots nés de cette rencontre vint habiter avec la famille- une femelle dénommée Caramel, ressemblant beaucoup à un Labrador Chocolat avec la silhouette d’un Braque Allemand à poil courts. Une petite chienne blanche touffue, qui semblait avoir été abandonné dans les environs, fit également son apparition. Elle conquit la petite Clara O’Keefe, âgée de presque neuf ans, qui la dénomma Leelou. Mais dès que l’adorable créature fut en chaleur, un grand nombre de voisins mâles vinrent lui rendre visite… et l’un d’entre eux n’eut plus du tout l’intention de s’en aller. C’était un beau chien, une sorte de Berger Allemand à pattes courtes, qui s’était entiché de la maison des O’Keefe. Il avait clairement l’intention de s’installer avec Tommy et la bande. Mais Peter était sans appel. Trois chiens, pas quatre. Ce dernier devrait partir. Mais où ? Peter essaya de lui trouver un nouveau foyer en le conduisant un certain nombre de fois dans les coins les plus éloignés de l’île, espérant que quelqu’un le trouverait et l’adopterait. Mais l’animal était « buté comme un chien», et retrouvait sans cesse le chemin de ce qu’il considérait comme son « chez lui ». Peter restait malgré tout inflexible. Ce chien était tout simplement de trop. Quatre sortes d’aboiement et seize jeux de griffes résonnant sur le sol étaient insupportables. Finalement l’ami d’un ami accepta d’emmener le chien dans son ranch au Montana. A partir de cet instant, le chien fut appelé Montana, et son odyssée fut organisée. Quelques visites chez le vétérinaire et une cage de voyage plus tard, Montana suivit la femme de Peter, Laurence, à New York, pour rencontrer son nouveau maître et partir pour sa nouvelle vie dans l’ouest. Enfin s’est ce qui était prévu… happy montana Mais quand Laurence arriva à Saint Martin pour s’enregistrer au comptoir de la compagnie Continental, elle s’entendit dire « pas de chien ». Pour une raison ou une autre, il fut refoulé, et à nouveau Montana finit chez un Peter réellement excédé. Le chien, lui, avait l’air de trouver cela très drôle ! Finalement, le chien a réussi à rejoindre New York, pour arriver rapidement au ranch. Depuis, Peter a imaginé que le chien se transformerait en héros, un jour où la grange prendrait feu et qu’il donnerait l’alarme pour sauver le ranch entier des flammes. Pour moi, c’est une sacrée histoire de chien !

    A Bientôt,
    Ellen Lampert-Greaux
Chronique traduite de l'anglais par Dominique Clavier
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