Les Nouvelles
- bimensuelles -
Par Cécile Lucot
D’origine bordelaise, Cécile Lucot s’est installée à St-Barth en 1995. Après avoir collaboré au St-Barth Magazine pendant six ans, elle a travaillé pour le quotidien d’informations locales Today. Elle est actuellement rédactrice en chef du magazine de la Famille Les Enfants de St-Barth et présente une à deux fois par mois sur St. Barth Online une synthèse de l’actualité des quinze derniers jours.
10 Février 2010 - #113

Pose d’une pelouse au stade de St-Jean

Depuis de nombreuses années, footballeurs et rugbymen se plaignaient du sol en terre stabilisée et de l’absence de pelouse dans le seul et unique stade de sport de l’île. La pose de 6000 m2 de gazon synthétique répond enfin à cette demande, une amélioration financée par le milliardaire Roman Abramovitch, propriétaire du club anglais de foot Chelsea FC et de la propriété bordant la plage de Gouverneur.

Stade de foot St Jean

Rappelons que dans les années 1970/1980, l’ancien terrain de foot situé à l’emplacement des bâtiments actuels de l’aéroport était recouvert d’herbe naturelle régulièrement tondue par les moutons ! Les travaux devraient être achevés en fin de mois et les joueurs de ballon sont d’ores et déjà ravis de prévoir l’entraînement des enfants et l’organisation des rencontres dans un stade digne de ce nom et enfin terminé.
Le généreux mécène a intégralement financé les travaux de préparation, de pose et de marquage de la pelouse synthétique ainsi que celle du tartan sur la piste d’athlétisme entourant le stade. Le gazon a été installé fin janvier avant d’être rempli d’un mélange composé de billes de caoutchouc et de sable pour obtenir une pelouse de 10 mm d’épaisseur, une technique brevetée assurant confort du jeu et sensations identiques à celles ressenties sur un terrain en gazon naturel.

Rénovation de l’ancienne mairie

Rénovation ancienne mairie

Ce charmant bâtiment d’un étage en bois peint en vert et blanc abritait les différentes équipes municipales depuis le traité de rétrocession de l’île entre la Suède et la France signé le 10 août 1877. Jusqu’au déménagement des services municipaux dans le nouveau bâtiment construit près du Wall House, on se souvient que le bureau du maire avec à ses côtés celui de la secrétaire donnait comme celui du secrétaire général sur la salle de délibération située à l’étage.Au rez-de-chaussée la police municipale aujourd’hui installée rue du roi Oscar II et la bibliothécaire. L’accès à l’étage se faisait par un grand escalier extérieur en pierres. Pour aller aux toilettes, les employés municipaux traversaient un ravissant jardin fleuri bien caché en plein centre ville.
D’après les archives des Monuments Historiques, la construction était une maison particulière édifiée dans les années 1870 et propriété d’un dénommé Monsieur Allogreen qui en fit don ensuite à la couronne Suédoise. Cette dernière décida d’y loger les gouverneurs successifs entre 1785 et 1877 avant de devenir mairie française à partir de 1878. Mis à part des soubassements en pierre de lave toujours sains, le reste du bâtiment construit en bois avait été apprécié des termites qui l’avaient rendu inhabitable. Prenant conscience de la dangerosité de l’édifice et de son caractère exigu pour y loger l’ensemble des services, les élus avaient voté en 1999 la construction d’un nouvel hôtel de ville à La Pointe où sont désormais installés les principaux services de la Collectivité. Les travaux de démolition ont démarré courant janvier, la reconstruction sera réalisée en conservant le style originel du bâtiment inscrit depuis 1995 à l’inventaire des Monuments Historiques.

Inauguration de l’extension de l’hôpital

Inauguration Hôpital de Bruyn

Vendredi dernier, Pierre Nuty, directeur de l’hôpital de Bruyn accueillait le Président de la Collectivité Bruno Magras, la deuxième Vice-Présidente chargée des affaires sanitaires et sociales Nicole Gréaux également Présidente du Conseil d’Administration de l’hôpital ainsi que le représentant du Préfet des Iles du Nord retenu à St-Martin, les maîtres d’œuvre et d’ouvrage, les corps de métiers ayant participé aux travaux et de nombreuses personnalités de la société civile pour l’inauguration du nouveau bâtiment principal. Dans son allocution, Pierre Nuty a rappelé l’histoire de « l’hôpital de Gustavia » fondé par le Père Irénée de Bruyn qui a entrepris son activité le 15 octobre 1933 sous la responsabilité soignante des sœurs de St-Paul de Chartres. C’est en 1985 que l’hôpital de Gustavia désormais dénommé « Hôpital Irénée de Bruyn » est doté de 20 lits (3 de maternité, 10 de médecine et 7 d’hospice), une capacité qu’il conservera jusqu’en 1988, date à laquelle son évolution statutaire en hôpital local a pour conséquence la suppression des lits de maternité et la transformation des lits d’hospice en lits de moyen séjour. Depuis, l’évolution de l’activité, la création du service des urgences et les exigences normatives de mise en conformité en terme de sécurité et de qualité des soins ont conduit le conseil d’administration a décidé de la rénovation du bâtiment existant et de la construction d’un nouveau bâtiment principal.Débutés fin 2007, les travaux d’extension se sont achevés en fin d’année dernière, le nouveau bâtiment étant opérationnel depuis décembre 2009. D’une surface totale de 1000 m2 développée sur deux niveaux, ce nouveau bâtiment abrite 12 chambres dont 6 à lits individuels installées au niveau 1 en liaison directe avec les urgences. Au niveau 0 se trouvent la pharmacie, les services techniques et les archives. Le directeur de l’hôpital a expliqué que la deuxième phase de travaux devait démarrer le mois prochain et consisterait à rénover et réaménager le bâtiment originel en construisant deux chambres d’accueil pour les médecins, une blanchisserie, une salle polyvalente pour la kinésithérapie et la préparation à l’accouchement, des vestiaires pour le personnel, la chapelle, une salle de réunion, des bureaux administratifs et de nouveaux locaux dédiés à l’imagerie médicale et au futur scanner. Coût total de l’opération extension et rénovation 3 460 000 euros, un financement partagé entre le Feder (1 211 000 euros), la Collectivité (917 000 euros) et l’hôpital pour la partie extension.

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  Cécile Lucot