Les Nouvelles
- bimensuelles -
Par Cécile Lucot
D’origine bordelaise, Cécile Lucot s’est installée à St-Barth en 1995. Après avoir collaboré au St-Barth Magazine pendant six ans, elle a travaillé pour le quotidien d’informations locales Today. Elle est actuellement rédactrice en chef du magazine de la Famille Les Enfants de St-Barth et présente une à deux fois par mois sur St. Barth Online une synthèse de l’actualité des quinze derniers jours.
23 décembre 2009 - #111


Gustavia en fête

Gustavia en fÍte

Les mega yachts sont amarrés dans le port depuis le début du mois, le quai de la république et le quai d’honneur sont complets et celui du Wall House est en train de se remplir. La ville a pris un air de fête avec les visites régulières en fin d’après-midi du Père Noël se promenant dans les rues de la ville, une initiative du Comité territorial du tourisme qui a également organisé un concours de décoration de vitrines ouvert aux commerces de Gustavia et de St-Jean entre le 12 et le 28 décembre. Remise des prix le 30 décembre à 17h sur le quai d’honneur.

Zone bleue en ville

Zone bleue

Le 9 novembre dernier, après bien des discussions, le conseil territorial votait à l’unanimité moins une voix la mise en place d’une zone bleue à Gustavia réglementant le stationnement des véhicules à partir du 15 décembre 2009. En projet depuis 2006, l’idée a soulevé bien des critiques, la principale arguant que sans création de places de parking supplémentaires et avec la perspective de la mise en oeuvre d’un stationnement payant sur le parking de la République, la zone bleue ne résoudrait pas le problème de l’engorgement de la ville et ne ferait que renforcer au contraire la difficulté des actifs à garer leurs véhicules pour la journée. Rappelons que la zone bleue a pour principe un stationnement gratuit des véhicules mais limité dans le temps à 1h30 maximum, de 8h à 18h tous les jours sauf dimanches et jours fériés où le stationnement est libre. Cette zone bleue signalée par des panneaux réglementaires, est accessible aux véhicules qui ont apposé à l’intérieur de l’habitacle et de manière visible à côté du volant un disque bleu indiquant leur heure d’arrivée. Ce disque bleu est disponible actuellement dans tous les services de la Collectivité : police, port, aéroport, hôtel de la Collectivité… La zone bleue est effective des deux côtés de la rue de la République (de la pharmacie au Sélect), dans la rue de France (du quai d’honneur au Sélect), dans la rue du Bord de Mer, dans la rue Place d’Armes du côté gauche (du bord de mer aux établissements Béranger) et dans la rue Samuel Fahlberg le long du jardin public (de l’agence immobilière Ici&La au restaurant Le Bistrot). Faute de respecter les dispositions de la zone bleue (dépassement d’horaire, absence de disque bleu, déplacement du véhicule de quelques places avec modification de l’horaire sur le disque), le prix de l’amende est de 11 euros, une somme pouvant être portée à 35 euros si le véhicule stationne plus de 24 heures dans la zone bleue.

Ouverture du quai du bord de mer

Port

Le quai en bois du bord de mer détruit l’année dernière lors du passage du cyclone Omar a été livré le 30 novembre dernier par les services de la collectivité après quatre mois de travaux. Ce ponton long de 170 mètres pour 3 mètres de large a été reconstruit en dur. Doté d’un système sensé atténuer les effets résiduels de la houle grâce à un système de palplanches installées en zig zag associées à des parties préfabriquées en béton, le quai a été équipé d’un petit ponton perpendiculaire réservé d’un côté à l’amarrage des dinghies et de l’autre à celui du bateau de la Société Nationale de Sauvetage en Mer. Les bateaux abonnés, temporairement amarrés quai du Wall House, ont ainsi pu reprendre leurs places et libérer le quai de l’hôtel de la Collectivité au profit des navires de passage.

Tri sélectif des déchets


La Collectivité a distribué dans toutes les boîtes aux lettres un prospectus français/anglais expliquant comment trier les déchets ménagers.En 1998, St-Barth a été la première commune d’outre-mer à mettre en place un tri sélectif. Mais malgré de nombreuses campagnes d’information, le tri n’est pas encore généralisé dans tous les foyers de l’île. Le principe est pourtant simple : une poubelle pour les déchets ménagers, les emballages briques et les bouteilles et flacons en plastique, une deuxième poubelle pour les bouteilles et pots en verre ainsi que pour les boîtes et canettes métalliques. Tous les déchets de la première poubelle sont incinérés dans l’usine moderne aux normes européennes de Public. Les résidus qui en résultent sont ensuite valorisés sur place dans le génie civil. Le problème se pose quand le tri est mal fait et que les mâchefers résiduels contiennent des métaux lourds et des restes de ferrailles. Ces résidus, non-exploitables doivent faire l’objet d’une expédition spéciale par bateau à la charge de la collectivité dans une usine qui accepte de les retraiter. Verre, ferrailles, canettes, aérosols, boîtes de conserve, batteries, pneus, appareils électroménagers doivent être séparés des déchets brûlés et apportés au centre de propreté. La commune organise régulièrement des ramassages dans les quartiers pour les sacs contenant le verre, les canettes et les boîtes de conserve. Le verre est trié puis broyé pour en faire du sable et du gravier réutilisés en sous-couche routière, pour la pose de canalisations et la filtration d’eau des piscines. Initiative de l’association Sub Protect soutenue par la collectivité, les piles sont rassemblées dans des containers spéciaux en libre disposition chez de nombreux commerçants qui les ramènent ensuite au centre de propreté. Elles sont alors stockées et envoyées dans des bacs spéciaux en Guadeloupe où une société spécialisée dans le traitement des matériaux dangereux les prend en charge. L’aluminium et les ferrailles sont régulièrement envoyés par barge pour valorisation dans le pays le plus offrant. La loi impose aussi un traitement particulier des DASRI, les déchets des activités de soins à risque infectieux (déchets hospitaliers, laboratoires, vétérinaires, infirmières, centre de dialyse). Ces déchets font l’objet de bordereau de suivi et sont enveloppés dans des sacs spéciaux entreposés dans des bacs spécifiques mis directement au four pour incinération. Le bilan est positif, mais il doit être optimisé: poubelles pas assez ou non triées, encombrants encore trop souvent déposés le long des routes, les actes inciviques de quelques irréductibles qui n’ont toujours pas compris.

 A Bientôt

  Cécile Lucot