Les Nouvelles
- bimensuelles -
Par Cécile Lucot
    Cécile Lucot vit à St-Barth depuis neuf ans. D’origine bordelaise, cette journaliste professionnelle a été la rédactrice en chef du St-Barth Magazine pendant six ans. Elle est actuellement reporter pour le quotidien d’informations locales Today et collabore régulièrement avec divers magazines comme Mer Caraïbes et Tropical. Cécile présente 1 à 2 fois par mois sur St. Barth Online une synthèse de l’actualité des 15 derniers jours.
  8 Mars 2005 - #39
  Un reportage sur les langoustes
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Liliane Frenkiel, spécialiste en biologie cellulaire et en biologie marine, était de passage à Saint-Barth la semaine dernière. Invitée par les membres de l’association Grenat gestionnaire de la réserve marine naturelle pour faire un exposé sur les burgos lors du comité consultatif qui s’est tenu mardi 22 février, elle a profité de sa venue sur l’île pour filmer des langoustes. Maintenant à la retraite, cette enseignante à l’université Antilles-Guyane pendant seize ans participe à la réalisation de reportages sur l’environnement. « N comme Nature » sont de courts sujets de 2 à 4 minutes diffusés depuis le début de l’année sur RFO Guadeloupe à des heures de grande écoute. La première diffusion a lieu à 18h45 avant le journal puis le lendemain le sujet repasse à 8h et à 12h. En tout, RFO a prévu de diffuser 100 spots dans l’année sur des sujets d’information relatifs à l’environnement qui vont de la mangrove, aux lambis en passant par les iguanes et la gestion des déchets. Spécialiste des mollusques, Liliane Frenkiel participe à la réalisation de trois sujets sur les langoustes, le lambi et les palourdes. Faute de pouvoir trouver des langoustes en Guadeloupe, elle a demandé à Franciane Lequellec la conservatrice de la réserve d’organiser un rendez-vous avec un marin-pêcheur professionnel de l’île. Laurent Peter a accepté de les emmener à son vivier et de leur montrer un échantillon des crustacés qu’il pêche : langoustes mâles, femelles et langoustes avec des œufs ont été filmées et photographiées. Ces images seront intégrées au reportage sur les langoustes.

  Fonds sous-marins : Plus de poissons moins d’algues
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Les fonds sous-marins de la réserve marine se portent bien, c’est la première des conclusions des scientifiques de l’université Antilles-Guyane. Max Louis et Claude et Yolande Bouchon sont les trois spécialistes du laboratoire de biologie marine de la faculté de Guadeloupe qui plongent tous les six mois depuis trois ans dans les eaux de Saint-Barth. Ils étaient dans l’île la semaine dernière pour une nouvelle campagne d’observations sous-marines. Pour une comparaison efficace, deux stations d’observations ont été installées il y a trois ans, l’une à la Baleine du Pain de Sucre, dans les eaux de la réserve et l’autre à l’îlet Coco hors des eaux de la réserve. Après cinq semestres d’études, ils peuvent affirmer que « d’une manière générale la station d’observation implantée à la Baleine du Pain de Sucre se porte bien ». L’effet réserve joue son rôle, la tendance est à l’augmentation du nombre de poissons, en quantité comme en nombre d’espèces. Quant aux observations relevées à la station implantée à Coco, elles restent stables. Sant-Barth possède une des station les plus riches des Antilles françaises en peuplement comme en diversité d’espèces, une bonne nouvelle due à l’effet protecteur de la réserve et à une pression de la pêche moins importante qu’en Guadeloupe par exemple. Les coraux aussi se portent mieux qu’en juillet 2004, période de la précédente campagne d’observations. Bien que le récif corallien ait diminué de 25 à 20%, un phénomène qui s’explique par la forte houle de cet hiver qui a « nettoyé » les fonds ainsi que par la prolifération d’algues qui étouffaient le corail, le récif va mieux. Un recrutement de jeunes coraux est visible, ce qui permet de penser que les coraux sont déjà en train de repousser. Les scientifiques ont également constaté une baisse significative des algues. Apparues il y a trois ans, les algues vertes filamenteuses ont disparu et la quantité d’algues brunes est revenue à celle du début de leur développement. Pour les scientifiques, la prolifération de ces algues serait donc un phénomène cyclique difficilement explicable.

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