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Articles principaux du nº 709
29 novembre 2006
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www.journaldesaintbarth.com
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Les deux plus grands bateaux privés du monde à Saint-Barth

C’est tout simplement incroyable. En fin de matinée mardi 28 novembre, durant une petite heure, les deux plus grands bateaux privés du monde se sont retrouvés ensemble dans la zone portuaire de Gustavia, dans la baie de Corossol. En raison de leur exceptionnelle longueur, aucun des deux ne peut amarrer aux quais de Gustavia, qui n’acceptent pas de bâtiments de plus de 60 mètres. La «Saint barth size», comme on l’appelle ici.
Il y avait d’un côté «Rising Sun», le gigayacht qui appartiendrait toujours à Larry Ellison fondateur d’Oracle, cette société de logiciels parmi les principales concurrentes de Microsoft, qui rivalise sur notre photo avec deux paquebots de croisière (Seabourn Pride, 134 mètres, 208 passagers et et Seven Seas Navigator 170 mètres 490 passagers) en escale lundi à Saint-Barth. Construit par un chantier allemand Lürssen à partir des plans de l’architecte naval Jon Banneberg, Rising Sun qui faisait 122 mètres à l’origine, a été rallongé de 18 mètres pour devenir le plus grand mégayacht du monde, un titre qu’il détient encore, même si un 147 mètres, du nom de code M-147, devrait sortir des chantiers dans le courant de l’année 2007.
Il y avait de l’autre «Maltese Falcon», propriété de Tom Perkins (une des personnalités les plus admirées de Silicon Valley) qui est arrivé dans les eaux de Gustavia mardi, à peine une heure avant que «Rising Sun» ne lève l’ancre. Personne ne peut avoir raté le plus grand voilier du monde, long de 88 mètres -soit 16 mètres de plus que Mirabelle, qui détenait le précédent record de longueur. Le plus grand, Maltese Falcon serait aussi le plus intéressant des voiliers, préfigurant ce que sera la voile de demain. Ses trois mâts en carbone d’une hauteur de près de 60 mètres comportent chacun cinq voiles rectangulaires. Soit 2400 mètres carrés de toile une fois déployée qui propulsent à une vitesse de croisière de 15 nœuds ce voilier dessiné par l’architecte Gerry Dijkstra. Mais ce n’est pas là sa plus grande originalité. Celle-ci réside dans le fait que ces mâts coniques ne comportent aucun hauban et qu’ils sont orientables : les voiles sortent et rentrent automatiquement et peuvent même être télécommandées. Le prix ? on parle de 100 millions de dollars…
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Saison cyclonique 2006 peu active
Alors que tous les spécialistes mondiaux des cyclones prévoyaient une saison cyclonique aussi active que celle de 2005 sur l’Atlantique Nord, la saison cyclonique 2006 s’est révélée peu active. Le nombre de phénomènes nommés -9- est ainsi très inférieur à la moyenne des dernières années et il faut remonter à 1997 pour trouver une saison équivalente. Il est également très inférieur aux premières prévisions de l’équipe de chercheurs en prévision cyclonique de l’université du Colorado qui avaient initialement estimé entre 13 et 16 la formation de tempêtes, dont huit à 10 cyclones et quatre à six ouragans majeurs avant de revoir régulièrement leurs prévisions à la baisse. Sur les neuf phénomènes cycloniques qui se sont formés cette année, quatre sont restés au stade de tempête tropicale et cinq sont devenus des ouragans. Les plus puissants, Gordon et Hélène ont atteint la catégorie 3 de la classification de Saffir-Simpson, avec des vents maximaux voisins de 200 km/h.
Dans un communiqué paru sur son site Internet, Météo France Antilles Guyane exlique cette faible activité par deux phénomènes majeurs. «Tout d’abord, le début de saison a vu beaucoup d’épisodes de brume de sable d’origine africaine qui traversait l’Atlantique tropical. Cette brume composée de poussières de sable, associées à de l’air asséché venant des contrées sahariennes, a tendance à contrarier les développements cycloniques : l’activité de cette saison 2006 a donc débuté tardivement. D’autre part, il semble que dans le Pacifique, le phénomène El Niño se soit mis en place plus rapidement que prévu, dès le 3° trimestre 2006. Certains spécialistes pensent même que le processus aurait été accéléré par la présence durable d’ouragans importants dans le Pacifique (cyclone Ioke notamment), ce qui aurait participé à la mise en place de cet épisode El Niño. Or, il a été établi une forte corrélation entre un phénomène El Niño dans le Pacifique et une activité cyclonique faible, surtout en Caraïbe et dans le golfe du Mexique. Selon la plupart des prévisions, El Niño devrait continuer à se renforcer d’ici la fin d’année 2006 et être présent dans le Pacifique au moins encore jusqu’en mars 2007...» peut-on ainsi lire dans le communiqué.
Ouverte le 1er juin pour les Américains, le 1er juillet pour les Français, la saison cyclonique a débuté le 10 juin avec la formation, entre la presqu’île du Yucatan et Cuba d’Alberto, une tempête tropicale. Le second phénomène, la tempête Beryl est née le 18 juillet entre les Bermudes et les côtes des Usa pour s’éteindre le 21 en abordant la Nouvelle-Ecosse. Chris prend le relais le 31 juillet, juste avant d’aborder l’arc des Petites Antilles et passe à moins de 100 kilomètres au Nord de Saint-Martin et Saint Barth sans y faire de dégât. Debby se forme quant à elle le 21 août au Sud-est du Cap-Vert. Elle n’atteindra pas les côtes caribéennes, se dissipant en plein Atlantique. Ernesto est le premier ouragan de la saison. Il est issu d’une onde tropicale ayant pris naissance le 23 au sud de Saint-Vincent. Florence prend le pas d’Ernesto le 3 septembre. Elle vient d’Afrique et se transforme en ouragan le 10 septembre, juste avant de passer sur l’archipel des Bermudes. Gordon, troisième ouragan de la saison atteint la classe 3 avec des vents soutenus soufflant à 195 km/h en moyenne. Il prend forme à environ 7000 kilomètres au Nord est de la Guadeloupe dans la nuit du 10 septembre et atteindra son apogée de cyclone de catégorie 3 le 13 septembre… Florence s’est déjà formée qui accédera elle aussi au stade d’ouragan intense de catégorie 3 dans la nuit du 17 au 18 septembre. Isaac fermera le bal de la saison cyclonique 2006. Le dernier phénomène de la saison se forme en plein Atlantique le 27 septembre. Il deviendra ouragan de stade 1 dans la journée du 30 avant d’être déclassé le 2 octobre. Isaac remonte tout de même jusque vers le Sud du Groenland*…
* Ces données sont issues du compte-rendu de Météo France Antilles-Guyane sur la saison cyclonique 2006. Plus de détails sur la page «http://www.meteo.fr/temps/domtom/antilles/pack-public/cyclone/ res_sais_cyc_2006.htm»
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