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      Date: oct.  5, 2011
     Title: La Magie de Saint-Barth

Port de Saint Barthelemy

C'est l'un des endroits les plus exposés de la planète, et pourtant également l'un des plus tranquilles qui soit. Les people les plus en vue y possèdent une propriété ou y séjournent régulièrement, ce qui vaut à cette petite île des Antilles françaises d'être l'une des plus exposées dans la presse du monde entier. Pourtant, la circonscrire à un statut de paradis artificiel pour milliardaires bling-bling serait réducteur, et reviendrait à occulter qu’elle est habitée depuis plusieurs siècles par les descendants de colons normands, bretons et vendéens.




Un seul hôtel donne sur le célèbre port : le Carl Gustav

Si celle-ci compte une demi-douzaine d’hôtels renommés, un seul offre cette vue incroyable découverte dans tous les magazines du monde : le Carl Gustav. Nous l’avons essayé pour vous. Bien sûr il y a les prestations de l’établissement, la qualité et la taille des suites, la restauration, le spa, la disponibilité et la gentillesse de l’équipe. Autant de caractéristiques que l’on retrouve dans les hôtels de prestige du monde entier. Mais la vue, cette vue, qui s’impose à vous de votre chambre, votre terrasse, du lounge et de la salle de restaurant, est unique. Et suffirait à justifier à elle seule le choix du Carl Gustaf. On ne s’en lasse pas tout au long d’un séjour, s’en repaissant à satiété. Incontournable St. Barth, Maurice, les Seychelles, les Maldives, Moustique… la planète ne manque pas de points de chute paradisiaques pour qui veut s’offrir un break au soleil loin de l’agitation du monde. Les médecins vous expliqueront que l’on s’y ressource mieux qu’ailleurs en raison de la rupture avec notre mode de vie habituel. A la notable exception des Maldives, St. Barth est le plus petit de ces spots privilégiés. 25 km2 (huit de long sur trois de large), une quinzaine de plages, une poignée de villages, de superbes propriétés à flanc de montagne offertes à l’admiration du regard, et un bourg de 6000 âmes baptisé.

Hotel Carl Gustav - Vue sur le port de St Barth

S’ensuit pour l’île une période sans histoire jusqu’à ce que le banquier américain David Rockefeller la découvre et y achète une propriété, en 1957. Son confrère français Edmond de Rothschild l’imitera rapidement. John Fitzgerald Kennedy viendra lui aussi s’y détendre au tout début des années 60. A partir de cette date, « St. Barth » va devenir un lieu de villégiature de plus en plus côté chez les rich and famous, jusqu’à ce que l’explosion de la pipolisation en fasse l’un des endroits les plus en vue du monde dans les années 90, Mick Jagger, Tom Cruise, Brad Pitt, Penelope Cruz et consorts en devenant des fidèles. Plus près de nous Kate Moss, Daniel Craig, la mégastar du rap Jay-Z et sa femme Beyoncé, et nombre des vedettes de la jeune génération, sont à leur tour des assidus de l’endroit. Dernière personnalité de premier plan à y avoir posé ses valises : le milliardaire russe Roman Abramovitch a acheté une propriété gigantesque – en face de laquelle pourra amarrer l’Eclipse, plus grand mégayacht du monde (170 mètres), dont l’oligarque a pris possession l'année dernière.




Que viennent chercher à St. Barth les privilégiés habitués aux endroits les plus luxueux du monde ?

Pour ce qui concerne les visiteurs célèbres : la tranquillité ; la possibilité de se fondre dans la vie de Mr. Toulemonde. Abramovich confiait l’hiver dernier à un membre de son personnel qu’il n’apprécie rien tant que de pouvoir prendre son petit 4x4 anonyme (genre Suzuki Jimny en remplacement des Mini Moke des années 70) et aller faire un tour en ville, sans gardes du corps. Notre Johnny national y a également une grande propriété et sait pouvoir déambuler dans Gustavia sans y être arrêté tous les dix mètres, comme à Paris ou St. Tropez. Les anonymes y trouvent également leur compte. Il y a d’abord cette météo agréable, ensoleillée quasiment à l’année mais toujours agréable grâce à la brise tiède des alizés, qui permet d’ignorer la chaleur. Il y a ensuite cette proximité de tout, quelque soit le lieu de villégiature choisi. Ici rien n’est loin de rien. Il y a encore ce choix extraordinaire de tout ce que le marché offre de produits de luxe : mode, horlogerie, décoration, on trouve dans les deux rues principales et leurs voies perpendiculaires les mêmes enseignes qu’à Paris, Courchevel ou Monaco. Le statut de port franc permettrait d’escompter des tarifs inférieurs à ceux pratiqués en métropole, il n’en est rien, les coûts d’acheminement des marchandises induisant des tarifs au contraire supérieurs à ceux constatés sur le continent. On ne justifie pas le statut d’ « île de milliardaires » pour rien.

Gustavia, qui regroupe plus des deux tiers de la population permanente de l’île (8300 habitants recensés). Laquelle se caractérise également par son relief accidenté, divisé en vallées par des mornes abrupts, la minuscule piste d’atterrissage occupant le seul endroit plat de l’île. Découverte par Christophe Colomb (qui lui donna le prénom de son frère Bartolomé) en 1493, l’île resta sauvage jusqu’à ce que les premiers Français s’y installent au milieu du XVIIème siècle, intéressés par sa situation stratégique dans le nord des Petites Antilles et la protection naturelle dont bénéficie son port. Les habitants y vivent de la pêche, de la récolte du sel et de la culture du coton. L’endroit a alors si peu d’intérêt que Louis XVI le cède au roi Gustave III de Suède contre… un droit de commerce dans le port de Göteborg ! En s’installant sur l’île, les Suédois y amènent une architecture caractéristique, faite de grandes maisons de bois colorées aux toits rouges ou blancs et d’un réseau de voirie orthogonal. Ils baptisent le principal bourg de l’île Gustavia en hommage à leur souverain. Mais malgré l’adoption du statut de port franc, l’exploitation de St. Barthélémy coûte beaucoup et rapporte peu, et la Suède la rétrocède à la France en mars 1878.




Les plages : cartes postales des Caraïbes

Et puis il y a les plages, aux allures de carte postale. A chacune ses caractéristiques et son histoire. Ainsi les flibustiers et les corsaires avaient-ils l’habitude d’ensevelir leurs butins sur celles de Colombier et de Gouverneur. Seule plage de l’île sans accès automobile, la première se mérite, puisqu’une quinzaine de minutes de marche à travers le Zyon (flore sèche à dominante de cactus) est nécessaire pour y accéder. La maison Rockefeller qui la surplombe et le parfum d’aventure qu’elle exhale en ont fait l’une des plages mythiques de St. Barth. La seconde est redevenue célèbre cette année avec l’arrivée du milliardaire Roman Abramovitch, qui a acheté (pour une soixantaine de millions d’euros) la propriété qu’elle borde. Ni restaurant, ni bar ni point de vente à proximité de ces deux plages qui ont conservé le caractère désert et authentique qui fait leur charme. Très longue, celle des Flamands est très profonde et la mer peut s’y montrer intimidante. Quelques accidents y ont eu lieu, liés à des vacanciers méconnaissants des phénomènes de marée, et il s’agit surtout d’une très belle plage de ballade. Les plongeurs préfèreront celle de Marigot, dont les eaux cristallines sont idéales pour découvrir la faune et la flore sous-marines.

Plage de Saline à St Barth

Dans un autre ordre d’idée, bien que le nudisme ne soit pas officiellement autorisé sur l’île, il est régulièrement pratiqué sur la plage des Salines. Le week-end les familles de St Barths (nom des habitants de l’île) fréquentent celles de la Baie de Saint-Jean et de Grand-Cul-de-Sac, sur la côte est, dont l’accès facile, l’absence de fond, les divers clubs de voile et de location d’optimistes et les régates diverses, constituent des lieux de détente privilégiés pour les familles avec enfants.Ceux qui recherchent des lieux de vacances où approfondir leur culture et renouveler leur garde-robe à moindre coût seront déçus : l’histoire de St.Barth n’a pas plus de relief que sa géographie, les biens de consommation sont chers et il n’existe pas ici d’usine écoulant ses rebuts. De même le choix hôtelier est assez restreint, puisqu’aucun de ces grands complexes qui ponctuent aujourd’hui les principaux sites du tourisme de luxe mondial n’a poussé ici, et que les établissements misent avant tout sur leur caractère et multiplient les services à défaut d’empiler les étages.




Une situation unique

Le Carl Gustaf n’est pas en bord de mer, il est mieux que cela : il la surplombe, une brise légère l’aère en permanence et la vue y est époustouflante. Les stakhanovistes de la plage de sable blanc satisferont leur passion à Shell Beach, minuscule baie en contrebas de l’hôtel, accessible à pieds. L’histoire de l’hôtel est liée à l’homme d’affaires Jacques Laurent, qui découvrit St. Barth en 1984 et tomba sous le charme. Rien que de très ordinaire jusque là. Mais Jacques Laurent est un industriel à succès et un entrepreneur dans l’âme. Il décide de faire construire ici ce qu’il veut être le meilleur hôtel de l’île, mais attendra le temps nécessaire pour pouvoir acheter le terrain le plus opportun. Il y faudra quatre ans. En 1988 un vaste terrain dominant la baie et le port de Gustavia se trouve à vendre.

Trois autres années seront nécessaires à la conception et la construction d’un établissement atypique bâti à flanc de coteau. Inventeur et fabricant de produits innovants pour le bâtiment, Laurent importe 90% des matériaux de construction, jusqu’à la terre et les plantes qui noieront les bâtiments dans la verdure, et n’hésite pas à faire venir son équipe de métropole pour réaliser le chantier. Dès son inauguration, le Carl Gustaf est une réussite exceptionnelle. On y vient pour déjeuner ou dîner, ou pour profiter du raffinement et de la sérénité des quatorze suites, chacune avec piscine privée, de la récente suite Spa, caractérisée par sa piscine triangulaire, ou de l’extraordinaire Suite Royale, qui domine le bâtiment et offre une vue spectaculaire à 180°, une piscine à débordement comme suspendue dans l’espace (impression extraordinaire) et, sur le toit terrasse, un jardin avec solarium et jacuzzi. 250 m2 à savourer en couple, en famille ou avec des amis, grâce à quatre grandes chambres. Jusque l’ameublement, confié à Roche Bobois pour l’intérieur et Dedon pour l’extérieur, le raffinement le plus luxueux est dans chaque détail. L’un de ces endroits dont chacun garde définitivement le souvenir.




A découvrir

L’île abonde de petits restaurants à découvrir, tant pour leur charme que leur cuisine. Et puisque nous ne pouvons en retenir que quelques uns, nous retiendrons Eddy’s, l’un des plus anciens restaurants de Gustavia, qui reçoit ses clients dans une sorte de jardin tropical et propose une cuisine principalement à base de poissons du jour. Toujours dans Gustavia, le Pipiri Palace est également légendaire, et propose lui aussi un petit jardin tropical respirant fort l’authenticité. Du côté de Salines, le Tamarin fait également figure d’étape culte. Il est agencé autour d’un tamarin bicentenaire, et accueille de nombreux mariages en raison de son caractère unique. Incontournable ! Enfin, pour faire la fête et croiser les stars de la scène et de l’écran, the place to be est le Ti Saint Barth, qui s’enflamme tous les soirs après le dîner et dont les soirées font les beaux jours de la presse people. Le passé n’a laissé que peu de traces sur St. Barthélémy, aussi ses monuments historiques sont-ils assez récents, et leur visite rapide. Une demi-journée suffira à en faire le tour, la majorité d’entre eux étant située à Gustavia. Les deux églises, catholique et anglicane, sont voisines. Construite au début du XIXème, la première présente une façade d’influence hispanique qui en fait un cas unique parmi les édifices religieux des Antilles françaises.

Église de Gustavia St Barth

Plus petite, la seconde est aussi plus récente, puisque construite en 1853. Son clocher conserve son toit de bardeaux à l’ancienne. La maison Dinzey est l’une des rares constructions rescapées du grand incendie qui ravagea le bourg en 1852. L’actuel propriétaire, Consul honoraire de Suède, lui a offert une restauration soignée qui nous permet de découvrir la bâtisse telle qu’elle était à sa construction, en 1820. On remarque au fil de la promenade que la période suédoise a laissé au bourg nombre de noms de rues et de bâtiments, comme la Place Vanadis, qui tient son nom de la frégate éponyme, dernier bateau suédois à quitter l’île en 1878, ou des noms plus typiques encore, comme Droninggatan ou Kongsgatan. Après celle-ci on découvre au bout du port le Musée territorial, qui présente une collection d’objets et de costumes traditionnels. En remontant vers le Carl Gustaf on découvrira le clocher suédois, ultime vestige de l’église luthérienne détruite par un cyclone en 1837. A côté de ce patrimoine historique et culturel réduit à portion congrue, l’essentiel de l’activité des visiteurs de St. Barth consiste à profiter durant la journée du luxe de l’établissement dans lequel ils résident et de la plage, avant de déambuler à la tombée du jour dans les petites ruelles de Gustavia et profiter terrasse, un jardin avec solarium et jacuzzi. 250 m2 à savourer en couple, en famille ou avec des amis, grâce à quatre grandes chambres. Jusque l’ameublement, confié à Roche Bobois pour l’intérieur et Dedon pour l’extérieur, le raffinement le plus luxueux est dans chaque détail. L’un de ces endroits dont chacun garde définitivement le souvenir. des typiques petites cases de pierre et de bois, qui respirent l’authenticité des Caraïbes, entre les boutiques variées et les terrasses des bars et petits restaurants. Le temps semble s’écouler plus lentement, on est ailleurs.




Pour qui ?

Les clients du Carl Gustaf sont principalement des couples (avec une belle proportion de voyages de noces, mais aussi nombre de fidèles, qui reviennent année après année), qui recherchent avant tout la proximité du centre ville, un accès direct à tous les commerces de la ville, la possibilité de gagner la plage de l’hôtel (moins de 5 mn sans presser le pas), et apprécient le calme serein de l’hôtel, son cadre extraordinaire et le charme de la piscine privée qui équipe chaque suite. « Nombre de nos clients connaissent bien St Barth, précise le directeur, et ne font même pas appel aux services des chauffeurs de l’hôtel durant leur séjour. Ils veulent juste profiter de l’hôtel, de Gustavia où ils veulent aller à pieds, des restaurants, des bars, de la plage… »




Combien ?

Tarifs en euros, par nuit et pour 2 personnes, printemps (05.01/30.04), fin d’année (15.11/19.12) / fêtes (20.12/02.01)

suite simple : 1160 / 750 / 1850 euros

suite double : 1520 / 1100 / 2500 euros

suite Spa : 525 / 650 / 1550 euros

suite royale : 3550 / 2600 / 6500 euros

(fermeture annuelle : 01.05 / 14.12)