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 Date: Feb 27, 2007
 Title: Mesures de la qualité de l’air
La Gwad’Air, une des associations agrées par le ministère de l’écologie pour surveiller la qualité de l’air sur le territoire français vient d’installer une cabine de mesures sur le parvis de l’hôtel de ville, face au port. Pendant trois semaines, trois émetteurs capteurs vont mesurer toutes les dix secondes les taux de dioxyde de soufre, d’oxydes d’azote NO2 et d’ozone contenus dans l’air.

Mesures de la qualité de l’air

La Gwad’Air, une des associations agrées par le ministère de l’écologie pour surveiller la qualité de l’air sur le territoire français vient d’installer une cabine de mesures sur le parvis de l’hôtel de ville, face au port. Pendant trois semaines, trois émetteurs capteurs vont mesurer toutes les dix secondes les taux de dioxyde de soufre, d’oxydes d’azote NO2 et d’ozone contenus dans l’air. La cabine sera ensuite installée à la caserne des pompiers à St-Jean pour trois semaines également. Pendant 15 jours, une cinquantaine de tubes destinés à relever la quantité de dioxyde d’azote ont été placés contre des poteaux sur l’ensemble de l’île afin de disposer d’une couverture complète de la qualité de l’air à St-Barth. L’association a prévu de renouveler l’opération cet été, une saison au cours de laquelle les alizés soufflant de l’Est transportent des vents chargés de poussière du Sahara. En Guadeloupe, où la qualité de l’air est analysé depuis 2004, l’indice Atmo variant de 1 à 10 est mis en ligne quotidiennement sur le site de la Gwad’Air. Pendant les derniers trois mois, il se situait au niveau 3 (bon) sur la Guadeloupe continentale. Les 23 août et le 16 septembre, l’indice a dépassé le niveau 8 (très mauvais) suite au passage de brumes de poussière mesurant moins de 10 microns, des molécules moins nocives que les microparticules chimiques mais qui se collent aux bronches et qui peuvent provoquer irritations et crises d’asthme. Cette première campagne de mesures dans les Iles du Nord va permettre de comparer la qualité de l’air au fil des années et surveiller le taux d’ozone lié en particulier aux gaz émis par les véhicules et les usines. À la Désirade, un taux important a été relevé lors de la dernière campagne alors que la circulation routière y est particulièrement calme. L’analyse des trajectoires de l’ozone ont démontré que le gaz était transporté par des courants d’air en provenance du continent nord américain. L’ozone est un gaz stable qui se forme en présence de NO2 et de lumière et qui peut voyager longtemps sans se transformer. Les vents du Nord qui soufflent chaque année sur les Antilles de décembre à avril amèneraient donc avec eux ce polluant et certainement d’autres fluides toxiques générés aux Etats Unis et au Canada.