30 juin 2007 - #77
Élection dimanche du premier conseil territorial de la COM
Nous voterons dimanche 1er juillet pour le premier tour de l’élection du conseil territorial de la nouvelle collectivité d’outre-mer de St-Barth. Dix-neuf hommes et femmes élus à la tête de la collectivité pour cinq ans. Un pas historique franchi pour l’ex-commune de la Guadeloupe depuis 1946.
Quatre listes en présence
Également historique dans la vie politique de l’île, la constitution pour cette élection d’une pluralité de listes : quatre, de 22 personnes chacune, qui sont par ordre de dépôt en sous-préfecture « St-Barth d’Abord » menée par Bruno Magras, « Ensemble pour St-Barthélemy » conduite par Benoît Chauvin, « Tous unis pour St-Barthélemy » avec pour tête de liste l’avocate Karine Miot et « Action-Equilibre-Transparence » guidée par Maxime Desouches, ancien conseiller municipal d’opposition.
Les têtes de liste
Bruno Magras, membre de l’UMP, s’appuie sur ses douze ans d’expérience en qualité de maire pour continuer à mener la politique qu’il a mis en place. Dans sa liste des conseillers municipaux de l’équipe sortante et des nouveaux venus, hommes et femmes de la société civile qui ont envie de s’initier à la politique. Benoît Chauvin est un polytechnicien de 35 ans et un jeune père de famille qui a choisi de vivre à St-Barth avec une fille de l’île. Déjà engagé à titre personnel sur les problèmes liés à l’environnement (il a créé l’association St-Barth Environnement) et sur le plan politique (candidat du MoDem aux législatives, il est membre de Cap 21, parti politique de Corinne Lepage), sa liste regroupe des personnes de tous âges et de tous horizons professionnels, St-Barths et résidents d’adoption engagés depuis de nombreuses années dans la vie publique del’île.
Les listes menées par Karine Miot, avocate et Maxime Desouches, tous les deux sans étiquette politique, mélangent elles aussi locaux et métropolitains. Tous en espérant bien être élus au conseil territorial, ils ne remettent pas à cause la prédominance de Bruno Magras.
La campagne électorale
Bien que différents, les programmes ont tous des points communs : la volonté de maîtriser l’urbanisme, de trouver des solutions au problème de logement, de préserver l’environnement, de signer une convention fiscale ou de construire une véritable salle de spectacle. Certains abordent des thèmes que d’autres n’évoquent pas tels les problèmes liés à l’éducation (scolarisation des adolescents après la troisième, nécessité de créer des crèches) ou proposent des solutions concrètes. Depuis une dizaine de jours, la campagne électorale bat son plein. Chaque groupe organise des rencontres dans les quartiers pour se présenter et expliquer son programme. Un débat sur les ondes de radio St-Barth samedi 23 juin a permis d’entendre les quatre têtes de listes répondre aux questions des journalistes. Les candidats ont également participé à une émission diffusée sur la chaîne RFO mercredi 27 juin. Le lendemain, ils ont été interviewé sur les ondes de RFO radio, une émission rediffusée en direct sur radio St-Barth. Enfin vendredi 29 juin, dernier jour de campagne, radio St-Barth leur a donné 10 minutes de temps de parole à chacun à partir de 12h30.
Élection : mode d’emploi
L’élection s’effectuera à la prime majoritaire d’un tiers des sièges. La liste électorale compte à ce jour 4759 électeurs. Pour être élue au premier tour et obtenir les 7 sièges de la prime majoritaire, la liste arrivée en tête doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés, les 12 sièges restants étant répartis à la proportionnelle entre les quatre listes. Dimanche, le scrutin sera ouvert à 8h et clos à 18h. En cas de deuxième tour, le dépôt des listes s’effectuera en sous-préfecture du lundi 2 juillet au mardi 3 à 18h et l’élection se déroulera le dimanche 8 juillet.
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