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20 avril 2004 - #20
Départ de la Transat ag2r Lorient-Saint-Barth
La Transat ag2r est une course transatlantique qui part de Lorient, en
Bretagne, pour arriver à Saint-Barth après un arrêt dans l’île de Madère.
Unique transat à armes égales organisée tous les deux ans, les équipages en
double naviguent sur le même monocoque, un Figaro, construit par le chantier
Bénéteau. Le voilier, dessiné par l’architecte Marc Lombard, mesure 10,10
mètres. Même accastillage, mêmes voiles et même équipement de sécurité, les
navires sont équipés à l’identique. Élément crucial à maîtriser, la météo
afin de choisir la bonne option de route. Une course toute en finesse où le
facteur chance tient aussi une place importante.
Trente et un bateaux participent à cette septième édition dont le départ
était fixé le 17 avril à 13 heures. Après l’annonce du passage de deux
dépressions dans le golfe de Gascogne dans les jours suivants, le comité de
course a décidé de repousser le départ au mercredi 21 avril. Une décision
que les marins ont approuvée au regard des conditions qu’ils auraient eu à
affronter, des vents de face de 50 nœuds en moyenne et des creux de 6 à 8
mètres. Les hommes et les bateaux, bien qu’habitués et taillés pour la mer,
auraient eu du mal à supporter une navigation au près pendant plusieurs
jours avec des vents aussi violents. 1105 milles séparent Lorient de Madère
et les bateaux devraient mettre une petite semaine pour arriver à Funchal.
Lors des précédentes éditions, un départ groupé pour Saint-Barth était donné
72 heures après l’arrivée du premier dans la baie de l’île Portugaise mais
pour rattraper les jours de retard du départ de cette année, les Figaro ne
feront que virer une bouée mouillée devant Madère et continueront leur
traversée jusqu’à Saint-Barth. Une première pour ces monocoques qui
n’avaient jusqu’à présent jamais traverser l’Atlantique d’une seule traite.
Depuis l’arrivée du correspondant de radio Saint-Barth à Lorient mercredi
14 avril, reportages et interviews se succèdent sur les ondes des Iles du
Nord et les populations des deux îles suivent les péripéties de la course
assidûment.
Des équipages venus de Saint-Barth ont participé aux deux dernières édition
de cette prestigieuse épreuve. En 2000, les duos Guillaume
Barraud/Christopher Jonsson et Markku Harmala/Richard Lédée représentaient
l’île par excellence. Ces derniers ont également participé à l’édition 2002
avec le tandem Luc Poupon et Jeff Lédée. Pour cette septième édition, pas de
marins de Saint-Barth en course (beaucoup le regrettent dans l’île) mais
toujours de grands noms de la voile tels Florence Arthaud qui fait équipe
avec Lionel Péan et Marc Thiercelin qui navigue avec Eric Drouglazet. Au
rang des équipages favoris de cette édition, on peut également citer les
noms de jeunes loups aux dents longues comme Armel Le Cléac h et Nicolas
Troussel, Erwan Tabarly (neveu d’Eric) et Jean-Luc Nélias, Pascal Bidegorry
et Sidney Gavignet ainsi que Jérémie Beyou et Kito de Pavant. Les plus âgés
et expérimentés Gildas Morvan et Dominic Vittet, Bruno Jourdren et Jean
Christophe Mourniac ou encore Bertrand de Broc et Rodolphe Jacq (l’édition
2002 de la Transat ag2r a été remportée par Hervé Laurent et Rodolphe Jacq
en 22 jours 13 heures 06 minutes et 55 secondes) sont aussi de redoutables
concurrents. Parmi les trente et un équipages, un seul est entièrement
féminin, le duo Jeanne Grégoire et Samantha Davies, une Anglaise qui a
navigué avec Ellen Mac Arthur. Tous ces marins, spécialistes du Figaro,
espèrent bien battre des records de vitesse, pour arriver les premiers à
Saint-Barth, la compétition promet d’être serrée !
Comme pour chaque édition, les élèves des écoles de l’île vont suivre les
aventures des équipages et des Figaro pendant leur traversée de
l’Atlantique. L’attribution des bateaux pour chacune des classes a été
effectuée par tirage au sort mercredi 14 avril à la bibliothèque municipale.
Sous le regard du premier adjoint Yves Gréaux, Marielle Gréaux de l’Office
Municipal du Tourisme a demandé à tour de rôle à la dizaine d’enfants
présents de tirer un petit papier sur lequel était inscrit le nom d’un
bateau. Cette année, seule l’école Sainte-Marie de Colombier n’a pas
souhaité faire participer ses élèves à cause d’un programme scolaire chargé
et d’autres projets pédagogiques en cours. Chaque classe de maternelle des
écoles de Gustavia et Lorient aura en charge un bateau tandis que les plus
grands suivront deux bateaux par classe. Arrivée prévue des marins aux
alentours du 10 mai dans la rade de Gustavia.
Pour suivre la Transat ag2r Lorient-Saint-Barth
www.transatag2r.com
A Bientôt

Cécile Lucot
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